Csengeryné Nagy Zsuzsa dr. – Doroghyné Fehér Zsuzsa dr. szerk.: A Magyar Nemzeti Galéria Évkönyve 2. szám. (MNG Budapest, 1974)

je fais le tableau n'a aucune importance. Ce n'est pas ce qu'on voit que l'on peint, mais ce qu'on désire exprimer d'après une vision et d'autres expériences. Dès que l'artiste se met au travail, celui-ci lui réserve plus d'une surprise. Dans l'ardeur de revivre quelque chose, nous nous laissons souvent emporter et des pensées surgissent irrésistibles ou de nouvelles possibilités apparaissent offertes par la matière, donnant à l'exécution une forme différente de celle (pie l'artiste avait prévue. C'est une des conditions inévitables du travail créateur. L'art n'est jamais une simple repro­duction de la réalité, il est une création libre qui reflète aussi les rapports de l'artiste avec la vie. . . » 38 Parmi les œuvres exécutées pendant ces dix dernières années qui ont été très fertiles, nous n'analysons ici que celles qui sont entrées à la Galerie Nationale Hongroise, tout en rappelant au besoin les compositions remarquables restées dans l'atelier du Maître. C'est en procédant ainsi que nous pourrions peut-être nous faire une idée de son évolution arrivée à son sommet. Parmi ces œuvres, mention­nons La cour d'une femme pauvre, La rive aux oiseaux, la Causerie à la tombée de la nuit, la Mer, le Calvaire, et nous en passons. Cinq œuvres entrées il n'y a pas longtemps dans des col­lections publiques représentent bien le style de Miháltz tel qu'il s'est fixé. Son Autoportrait (Fig. 146) doit sa beauté remarquable au caractère sensuel de sa facture. 39 Après des recherches poussées dans ce domaine Miháltz s'était acquis une technique très perfectionnée. Les touches se superposent tantôt transparentes, tantôt empâtées sur la couche de fond ce qui fait que les plans semblent être en mouvement. Cette toile a été plusieurs fois exposée et les critiques ont insisté sur sa qualité. 40 Fe tableau Vieilles maisons (Fig. 147) date de 1963 ; 4 ' il a le même sujet qu'une composition exécutée trois ans plus tard. 42 L'attachement de Miháltz aux petites villes s'explique par les impressions qu'il a pu y recueillir. « A Szentendre ce n'est pas uniquement le paysage qui a fait de l'effet sur moi ; j'y ai été impressionné par l'atmos­phère de toute la ville : maisons anciennes qui dans le pré­sent continuent d'évoquer le passé, vieux murs peints aux 142. Pál Miháltz (né en 1899) : La grande place de Szentendre, 1958 Miháltz Pál (sz.: 1899) : Szentendre főtere, 1958

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