Csengeryné Nagy Zsuzsa dr. – Doroghyné Fehér Zsuzsa dr. szerk.: A Magyar Nemzeti Galéria Évkönyve 2. szám. (MNG Budapest, 1974)

temps plus ou moins long. Il leur a été assigné la tâche pri­mordiale de créer, à l'usage des masses, l'unité de la nouvelle forme et des nouveaux thèmes. Cela demandait à Miháltz, dans cette période de son évolution pleine de contradic­tions et riche aussi d'éléments annonçant du nouveau, de mettre au premier plan, dans sa pratique, une expression plus naturaliste. Les artistes ont compris ce devoir impérieux et s'en sont acquittés chacun de son mieux. Miháltz a peint quelques toiles de grandes dimensions pour propager les principes directeurs et les objectifs à l'ordre du jour dans les années 1950, dans un style clair, accessible à ceux aussi qui n'étaient pas encore initiés à la culture. 28 S'approchant ainsi davantage de la réalité, il a dû abandonner momenta­nément sa recherche d'une conception plus avancée. Mais cette période ne fut pas longue. Son Autoportrait de 1952 annonce déjà le commencement d'une nouvelle ascension 29 (Fig. 139). Les éclats irisés et les tons accentués du visage pâle d'un modelé remarquable, se détachant sur un foi ri gris, font prévoir des œuvres qui se distingueront avant tout par les riches nuances de leur coloris. Son évolution a été heureusement influencée par ses longs séjours à Szent­endre dont le climat, les maisons, les rues, les rues ancien­nes et les édifices au fronton de style baroque, les icônes des églises serbes donnaient de l'essor à son imagination et aidaient la facture sensuelle de ses tableaux à se raffiner davantage. Nous possédons de lui un autre Autoportrait, daté de 1957 30 (Fig. 140) qui permet de mesurer, par rap­port à l'autoportrait précédent, le changement qui s'est produit dans sa conception. Les formes, la position de la tête, la tache claire, bizarre du fond en forme de triangle sur lequel se détache le visage sombre nous font penser à l'influence indirecte des icônes. En 1959, après 13 ans d'activités de professeur à l'École Supérieure des Arts décoratifs, il prend sa retraite. Dès lors, il aura plus de temps pour méditer, mettre de l'ordre dans ses pensées et de continuer à peindre. L'une après l'autre, des œuvres maîtresses entrent dans la collection de la Galerie Nationale Hongroise. Sur quelques-unes de ses toiles la sérénité réapparaît. Notons parmi celles-ci sa com­position Le peintre (Fig. 141), évocation des heures fécondes et heureuses passées dans le simple entourage ensoleillé de la Colonie de peintres de Szentendre. 31 Miháltz a un don particulier de saisir et de rendre l'atmosphère de Szentendre. La grande place de Szentendre (Fig. 142) est l'expression dynamiqiie et vigoureuse d'une impression nocturne. La technique gouache-pastel a permis au peintre d'insister d'une part sur le jeu des contours et 138. Pál Miháltz (né en 1899) : Nature morte, 1946 Miháltz Pál (sz.: 1899) : Csendélet, 1946

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