Csengeryné Nagy Zsuzsa dr. – Doroghyné Fehér Zsuzsa dr. szerk.: A Magyar Nemzeti Galéria Évkönyve 2. szám. (MNG Budapest, 1974)
avaient été exécutés en 1929 à l'époque où ils avaient fait la connaissance de Kassák,"' 1 mais celui-ci ne les a publiés dans les numéros de sa revue qu'après la rupture survenue entre lui et eux, après le départ même de Korniss et de Trauner pour Paris 52-53 , ke dessin de Korniss (Fig. 63) représente une main d'ouvrier maniant des outils et une femme prolétaire enceinte au corps déformé. Trauner dessine une main qui désigne du doigt une assiette vide posée sur le ventre d'une figure couchée très maigre (Fig. 64). Schubert de son côté montre une main tendue vers les nourritures indispensables : le pain et l'eau (Fig. 65). Quant à leurs formes, nous distinguons clairement l'emploi d'éléments géométriques hérités du constructivisme, cercles, cubes, triangles et l'application d'un procédé propre au surréalisme, à savoir l'introduction d'un objet dans un autre et aussi la tendance de représenter un monde objectif sans aucune illusion comme le faisaient les partisans de la nouvelle objectivité. Les idées exprimées par ces dessins sont pessimistes ce que Kassák n'a pas manqué de reprocher aux artistes' 4 ou, peut-être, objectives seulement : elles traduisent le climat dans lequel vivaient les populations opprimées des pays soumis à l'époque de l'aggravation de la crise économique. Ces idées n'ont rien de commun avec l'esprit constructif affranchi qui se dégage des photomontages de Lissitzky. La composition de Korniss se distinguant par la perfection de son dessin au pointillé annonce cependant la direction que prendra l'activité de Lajos Vajda à Szentendre. Ce symbole du travail et du travailleur a été repris par Zsigmond Cs. Walleshausen dans une gravure sur linoléum (Fig. 66) publiée en 1929 dans la revue Munka (Travail)."' 3 Le peintre appartenait à la génération de Kassák ; 5(i il a habité Vienne en 1920 en même temps que l'écrivain et c'est là et alors qu'ils durent se connaître. La main appuyant sur un bouton et la représentation d'une phase du travail évoquent encore l'art naturaliste du début de notre siècle et aussi le cubisme. Seul le jeu structural des plans témoignent de l'existence de rapports avec les membres de la deuxième génération des constructivistes à qui la beauté de la matière avait procuré tant de joies. La couverture du numéro d'Avril 1930 de la revue Munka (Fig. 67) trahit que le bilan de cette expérience de représenter dans ce style une phase du travail a été fait et que l'enseignement que l'on pouvait en tirer a été mis à profit. Sur le dessin on voit, devant un fond conçu dans le style constructiviste, une figure debout avançant sa main dans le champ de la composition. Le dessin n'est pas signé, mais l'analyse de son style permet de l'attribuer à Kassák lui-même. Cette attribution se trouve appuyée par le caractère forcé de la réunion de la construction de fond et de la figure 57 . Cette possibilité de prêter un sens symbolique aux motifs devait séduire Kassák. La preuve en est donnée par la publication en série dans sa revue des dessins qu'il avait luiMUNKÁT MUNKÁT MUNKÁT MUNKÁT AZ ÖTÉVES TERV AZ OROSZ IRÓK RIPORTJAIBAN », Igen érdekesek a központtól távolabbi vidékekről befutott jelentések Uemidov Alexej, az Arkhangelben fekvő erdőségekbe utazik. Ezek az őserdők 37 millió hektár területet foglalnak el s a világ fenyveseinek 46 százalékára becsülik őket. 160.000 ember irtja szigorúan megállapított terv szerint e rengetegeket, hogy tüzelüfával, papírral s azokkal az eszközökkel lávsa el nz orosz népet, amelyeket a bölcsőtől a sirig szükségeinek iiz emberek. Hajdan, mikor még magánvállalkozók kezében voltak ez erdőségek, néhány szál deszkából összeeszkábált sötét kalyibákban éltek a lavágók. Ezeken nem volt ablak, a lürhely füstje be kormozta falaikat, mert hiszen örökké füstölt a kályha, hogy megvédje a nyomorult lakókai a hideg ellen. A favágó örökké kormos voll, mint a szénégető s izzadsága frketés vonalat irt a hóba, miközben iiz erdőben robotolt. Most az nlolsó \jsnli állomástól sokszor löhbszáz kilométerre eső telepeken is nagy és világos rsürépületek és házak állnak, élelmiszerraktáruk, irodahelyiségek, postahivatalok, kórházak és fürdőépületek. A munkások reggel ötkor indulnak munkába ,s délután érkeznek haza. Kora reggel hallevest és árpakását esznek, amiért 3.» kopeket számítanak fel. Innentől kezdve vacsoraídöig nem vesznek magukhoz semmit. A munkásokat darabszáin lizetik: állagban liz rubelt keresnek naponta. Ezenfelül élelmiszeri es áru kai oszlanak szél közlök, a munkatöbblet mennyiségében, ugy hogy minden .gyes favágó körülbelül 3'/, kiló kenyeret kap naponta, megfelelő mennyiségű köleskását, halat, teát és cukrot. Egy-egy munkacsapat állag 64 fái dönl ki naponta, fejen keni körülbelül 7 fái. A munka délután :i óra 1.". perckor ér végei. Napi leljesilmény Iá köbméter fa munkásonként, mini minimális eredmény. Munka után a favágók bevonulnak a szép. világos teázó barakba. Elix-szélgetnck a régi időkről. Amikor gyerek voltam - kezdi a/ egyik negyven-ötven kopek volt a hetiherém. Krumplin, kelkáposztán, szára/kenyéren ellünk, halra már nem munka 68. Inconnu: Page 587 de la revue Munka, janvier 1932 Ismeretlen: A Munka 1932. januári számának 587. oldala même choisis et par l'emploi double de quelques-uns : en effet, une page' 8 (Fig. 68) les reproduit ensemble dans un style qui diffère de celui des mains qu'on voit sur les premières images. Leur technique cependant rappelle le style des mains de Schubert. La composition n'est pas signée, son auteur reste inconnu. Kassák exigeait des jeunes un réalisme nouveau qu'il n'a pu définir clairement et qu'il était incapable de réaliser lui-même dans sa propre peinture. Aussi, a-t-il renoncé pour un certain temps à l'art ; par contre, il a su donner corps à ses idées sur l'art objectif dans son roman autobiographique, La vie d'un homme. Chose étrange, il n'avait pas remarqué ce qui s'était produit, il n'était pas attentif à la même évolution dans les œuvres des jeunes artistes. Ce réalisme nouveau, les jeunes ne voulaient pas le recevoir en cadeau, comme une sorte d'héritage constitué par les traditions du début de notre siècle ; ils l'ont enlevé de force et ont essayé d'y introduire