Pogány Ö. Gábor - Csengeryné Nagy Zsuzsa dr. szerk.: A Magyar Nemzeti Galéria Évkönyve 1. szám. (MNG Budapest, 1970)

et critiques, expositions, service du public, photos, res­tauration) III. Départements, collections (Art hongrois ancien, Peinture moderne, Art graphique, Sculpture, Médailles) IV. Économat, entretien du bâtiment (Service bud­gétaire, économat) Après avoir éclairci les problèmes posés par les tâches et par l'organisation futures de la Galerie Nationale Hon­groise, nous avons pu procéder à cerner les fonctions et les compétences de chaque section, de chaque département, de charme service. Les données ainsi recueillies se sont révélées indispen­sables pour l'établissement des plans et pour la rédactions de notices contenant les informations destinées à faciliter le découpage technique des travaux à effectuer. Quand les services de construction intérieure et d'installation sont parvenus au stade de l'élaboration de leurs plans détaillés, nous leur avons envoyé les notices comprenant des infor­mations muséologiques, les desiderata du musée et tous les renseignements que nous croyions utiles au travail des ingénieurs et des architectes. La Notice I, contenait l'exposé des conditions indispen­sables au bon fonctionnement du Musée avec incidences sur la construction en cours. Une des tâches les plus impor ,antes du programme d'un musée est l'emmagasinage des objets d'art qui constitue un grave problème non seulement pour nous mais aussi pour tous les musées du monde, excepté quelques musées modernes, possédant des locaux bien équipés. U ne s'agit pas en effet d'une simple pénurie de place presque générale, mais du fait que la plupart des dépôts ne sont pas faits pour l'emploi qu'ils ont. C'est pour cette raison que nous avons précisé dans la première notice destinée au Bureau d'Études que les objets d'art doivent être emmagasinés dans des réserves où leur protection, la facilité de manie­ment, un repérage aisé et la possibilité d'études sur place soient assurés au plus haut degré. Dans la construction et l'aménagement des réserves on doit aussi tenir compte du fait que la conservation des objets d'art ne relève pas uniquement du travail des restaurateurs mais aussi de la technique de l'emmagasinage; de ces objets. Pour un emmagasinage satisfaisant à ces exigences les conditions suivantes doivent être réunies : ha grandeur des réserves doit être suffisante pour que les objets d'art puissent y entrer sans se heurter aux murs, sans subir de dommages et y être conservés sans encombre­ment. Les dimensions des réserves doivent faciliter le maniement, l'entretien et le repérage des objets y déposés. Les entrées des réserves, leur largeur et leur hauteur doivent être réglées pour un transport facile des objets d'art, Les ouvertures doivent être étanches pour que les réserves soient à l'abri de la poussière et que la tempéra­ture et la teneur en vapeur y soient constamment au niveau convenable. Les entrées doivent être désignées de telle façon que le transport soit par l'escalier, soit par l'ascenseur ou pro­venant d'une salle d'exposition et se dirigeant dans les réserves se fasse par le chemin le plus court. Pourtant, il peut arriver que le chemin à parcourir sera inévitablement long en conséquence de l'emplacement des réserves et des dimensions de la place occupée par les expositions. U faut donc prévoir, sur le parcours, des entrées proportionnées à cet effet et des portes que l'on pourra largement ouvrir au besoin. La température dans les réserves, la teneur en vapeur des murs et de l'air doivent être réglées par l'installation de conditionnement conforme au caractère, à la matière, à la technique de la peinture et à d'autres propriétés des objets d'art y conservés. Les réserves doivent être équipées de façon que le manie­ment, le mouvement et le repérage des objets d'art y soient faciles. Elles doivent encore posséder les engins nécessaires au transport d'objets d'art divers. lOtant donné que dans les réserves on procède souvent à des recherches relatives à certains problèmes de l'histoire de l'art et aux différentes techniques employées dans la peinture, les locaux des réserves doivent être construits de façon qu'ils puissent favoriser ces recherches. Ainsi, les réserves conçues comme des lieux où on fera des études, doivent être équipées d'un éclairage pareil à celui des salles d'exposition. Un autre problème d'une égale importance est posé pour tous les musées et, hélas, pour notre Galerie aussi, par la protection et la restauration des objets d'art. Dans le bâtiment qui abrite actuellement nos collections, le direc­teur général de la Galerie Nationale a choisi les locaux les mieux situés et les mieux éclairés pour y installer les ateliers des restaurateurs, pourtant ceux-ci travaillent dans des conditions peu favorables parce qu'il nous a été impossible d'effectuer des modifications dans la construc­tion intérieure de notre bâtiment. Dans le Palais, la situa­tion sera tout autre parce que les restaurateurs-peintres y disposeront d'un grand atelier à toit en verrière et de plusieurs locaux de moindre importance destinés à la restauration individuelle des objets d'art de petites dimen­sions et à l'étude, dans des conditions favorables, de la technique de la restauration. Sous ce rapport, nous avons fait connaître aux archi­tectes du Bureau d'Études les principes suivants : La conservation et la restauration des objets d'art constituent l'une des tâches les plus importantes d'un musée. Pour que le musée puisse s'acquitter de cette tâche, les ateliers des restaurateurs doivent être construits et aménagés de façon qu'ils puissent satisfaire aux exi­gences techniques suivantes : Leur équipement doit faciliter les travaux de conser­vation et de restauration tout à fait modernes au point de vue technique aussi bien qu'au point de vue artistique,

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