Korner Éva - Gellért Andor szerk.: A Magyar Nemzeti Galéria Közleményei 5. szám (Budapest, 1965)
li.-> 59. Ervin Voit (1832-1932): Esquisse de 1 a couverture de «Deux [mages Imin orcheslrr» île Béla Bartók. Voit Krvin (1KK2 Üi:S2): linrtók liéla-mű címlapterve. un supplément musical, des commentaires et la reproduction du portrait de Bartók par Róbert Berény. Dans ses lettres de Roumanie, Bartok souligne la profonde satisfaction de se savoir soutenu, au milieu des évictions et des grossières vexations dont il était l'objet, par les revues Nyugat et Ma.» 64 A consulter les sources d'époque, il en ressort que la première matinée littéraire et musicale de la revue Ma comportait «au programme musical, interprétées par la pianiste Piroska Hevesi, des compositions inédites de Béla Bartók, ainsi que des morceaux de Schönberg et de Busoni, connus chez nous dans les seuls milieux musicaux les plus restreints.» 05 La couverture du numéro de mars 1918, déjà signalé par Kassák, reproduit un extrait de manuscrit de musique de Bartok. A la première page, on trouve un poème de Lajos Kassák, intitulé Napraköszöntés (Salut au Soleil), dédié à Béla Bartók. Il est suivi d'une étude de Miklós Náray, consacrée à Bartók et du supplément musical. On lira avec intérêt ce que l'auteur de cette étude écrit du Premier Quatuor en ut mineur de Bartok: «...le l (,r Quatuor donne toute la mesure grandiose du renouveau de Bartók. A mon idée et à ma connaissance, ce quatuor est la création la plus complète et la plus élevée de toute la musique hongroise qui la précède dans le temps et assigne à coup sûr, une des places les plus hautes à Bartók sur le plan européen.» (Six ans à peine auparavant, Róbert Berény consacrait à ce quatuor un article dans la revue Nyugat, 66 lui rendant un hommage admiratif.) En guise de conclusion, Náray déclare: «. .je n'attends la production musicale de personne avec autant d'intérêt et autant d'impatience que celle do Bartok.» On ] >eu1 donc dire que la revue rendait à Bartók un hommage tout particulièrement admiratif et très fidèle. Le 29 décembre 1918, à Szeged, à la première matinée organisée en province par la revue Ma le poète Gyula Juhász fit une conférence, sous le titre Chemin et but de Ma. Parlant de Bartók, il dit à cette occasion: «. . .dans cette révolution des âmes, destructrice et créatrice à la fois, Ma a pour camarade et compagnon d'armes Béla Bartók, auteur d'une musique dans laquelle les frissons ancestraux de l'âme grave rencontrent les vibrations nouvelles des nerfs modernes, sous le signe d'une fièvre créatrice». 87 Qu'il nous soit permis de citer, après les considérations qui précèdent, un fait qui, pour n'être pas décisif, n'est assurément pas négligeable. En 1917, la revue Ma avisa ses 60. Ervin Voit (1882-1932): Esquisse de la couverture de «Deux images pour orchestre» de Héla Bartók. Voit Ervin (1882-1932): Bartók Béla-mű címlapterve. 5