Wellmann Imre szerk.: A Magyar Mezőgazdasági Múzeum Közleményei 1971-1972 (Budapest, 1973)

Orosz, István: L'extension de la culture a „rotation libre" dans le Nord-Est de la Hongrie a la fin du XIXe siecle

jachere en 1862) 4 qu'en Russie où, à la fin du siècle, le pourcentage des terres en jachère et en friche était encore élevé (36,3%) 5 ou en Hongrie, avec res­pectivement 22,94% en 1871 et 12,51% en 1895. 6 Cependant, le pourcentage de la jachère — même s'il nous permet de juger l'état de la pratique de l'assolement dans un pays donné — ne saurait à lui seul servir de fondement pour l'étude des régimes agraires. Dans le département hongrois de Heves, en 1895, on a laissé en jachère 25 516 hectares (13,45%) sur 189 691 hectares de terre labourable. 7 En supposant que la jachère ait été maintenue grâce à la pratique de l'assolement triennal, c'est-à-dire que les 25 000 hectares de terres représentent un tiers de toutes les terres cultivées avec la méthode de l'assolement à jachère, on devrait en conclure que cette dernière était pratiquée sur 40 p.c. de la surface arable du département. D'autres documents nous apprennent, cependant, qu'en 1895, il n'y avait, dans le département de Heves, que 18,9 p.c. de terres où on main­tenait la pratique de l'assolement à jachère. 8 Dans de département de Sopron, toujours en 1895, la jachère représentait 5,9% 9 , ce qui donnerait, en cas d'assolement triennal, 17,7%. En réalité, il n'y avait plus, en 1895, que six communes dans le département où on ait maintenu la pratique de l'assolement à jachère et les terres appartenant à ces communes ne représentaient que 3,4% de toute la surface arable du département. 10 La différence est remarquable entre les pourcentages supposés et les pourcentages réels, mais elle n'est pas inexplicable. C'est que la pratique, qui consiste à laisser en jachère une partie des terres cultivées, a pu se maintenir même après la disparition des systèmes d'assolement. Ainsi, par exemple, dans les cultures alternantes, quoique dans des proportions inférieures à celles qu'on observe dans l'assolement biennal ou triennal. De là vient que l'importance de l'assolement à jachère paraît plus grande quand on en juge d'après la quantité de la jachère que dans la réalité. 11 ^Statisztikai és Nemzetgazdasági Szemle 1871. 317. 5KHROMOV, P. A. Ekonomika Rossii perioda promuchlennovo kapitalizma. Moskva 1963. 46. ^Magyar Statisztikai Közlemények, új sorozat 4: 1903. 1. ^Magyar Statisztikai Évkönyv, új évfolyam 1896. ^Archives départementales de Heves. Rapport du sous-préfet sur l'état du département de Heves en 1895. D'après ce raoport, dans le département, sur 335 936 arpents cadastraux (un arpent cadastral=57 ares) représentant la totalité de la surface arable, on pouvait compter 270 944 arp. cad. où l'on pratiquait la culture à rotation «libre» (80,6%), le reste (64 992 arp. cad.) étant soumis au régime de l'as­solement à jachère. ^Magyar Statisztikai Évkönyv, új folyam 1896. in Archives départementales de Sopron. Dossiers du bureau du sous-préfet, 1895. 894/55,14681 'a 97. Au cours de l'application de l'article 12 de la loi de 1894, le sous-préfet du département de Sopron prétendait, dans son rapport, que la pratique de l'assolement à jachère n'était maintenue dans aucune commune du département, cependant que, d'après les vérifications effectuées par le ministère, il y avait, en réalité, six communes dans l'arrondissement de Csorna (Sobor, Szent­andrás, Bágyog, Szany, Szováth et Árpás) où on continuait, même après 1895, de pratiquer l'assolement à jachère. Les terres appartenant à ces six communes s'éten­daient sur 10 067 arp. cad., ce qui représentait 3,4% des 291 534 arp. cad. du dépar­tement. ï'Si de l'ensemencement de la moitié de la jachère noire il résulte, au lieu d'un assolement de trois cultures, un assolement de six cultures, la jachère pure représentera 16,7% (un sixième) de la surface arable: dans le cas d'un assolement

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