Dobrovits Aladár szerk.: Az Iparművészeti Múzeum Évkönyvei 5. (Budapest, 1962)
IPARMŰVÉSZETI MÚZEUM - MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS - Ivánfy Balogh, Sára: Les principes de Joseph Rippl-Rónai sur l'art décoratif — d'apres quelques-unes de ses lettres inédites
7. Feuille de papier de soie avec deux projets d'assiette. 8. Feuille de papier de soie avec un projet de plat. 9. Feuille avec deux projets d'assiette. 10. Projet d'affiche sur papier de soie. Exposition moderne internationale. 11. Projet d'affiche sur papier de soie. Exposition moderne internationale. 12. Cinq affiches. Salon National. 13. 18 projets d'affiches lithographies, petits et grands. C'est à dire 31 feuilles et trois broderies expédiées par le Musée des Arts Décoratifs Hongrois que j'ai reçues intactes et au complet. Kaposvár le 18 août 1898. Rónai Radisics, en remerciant Rippl-Rónai de sa sympathie envers les aspirations du Musée et de lui avoir cédé quelques unes de ses oeuvres pour l'exposition, lui promet de répondre plus amplement à ses lettres si intéressantes dès qu'il en aura le loisir. Nous ignorons aujourd'hui encore si Radisics a répondu à ces visées tellement dynamiques même de nos jours, mais il se peut fort bien que les conceptions de Rippl-Rónai auraient été réalisées sans réserves, s'il avait été en possession des moyens pécuniaires nécessaires, il serait devenu une des figures les plus marquantes de l'histoire des arts décoratifs hongrois, surpassant beaucoup d'autres. Dans ses aspirations animées d'un sentiment national, dans son désir d'atteindre la beauté le plus complètement possible, de propager le goût de l'art à des masses toujours plus étendues, il a trouvé son collaborateur dans l'ouvrier, devançant son époque de plusieurs dizaines d'années. Il a usé de son savoir, de son art et de l'esprit de suite intransigeant de sa personnalité pour que ses conceptions soient réalisées par le ralliement enthousiaste des mains d'ouvriers. Si nous relisons plus attentivement la lettre N° 3. 116/1898, de ces lignes tracées avec tant de sûreté, nous pouvons établir la triple règle de l'éthique de l'art décoratif : 1. répandre l'art — qui n'appartient pas seulement à certains privilégiés — dans les masses, dans la vie quotidienne en élevant le goût du public au plus haut niveau possible, en éducant ses exigences. 2. créer rien que de belles choses artistiques, du vrai et non du faux, avec d'excellentes matières premières. 3. que l'art et l'industrie, le créateur et l'exécutant, l'artiste et l'ouvrier comme il le dit « l'artisan et l'artiste » associés dans le feu de la création réalisent au moyen d'un excellent travail le projet artistique, la forme, la reproduction en plusieurs mille exemplaires du « motif utile aux buts publics » En étudiant soigneusement les papiers provenant du recueil de Gyula Szentiványi, en prenant en considération les appréciations toujours plus positives des oeuvres parues après la mort de l'artiste, et l'intérêt toujours croissant qui se manifeste envers Rippl-Rónai, nous devons constater, à l'encontre de la conclusion de la dissertation de Denise Pewny, que sa renommée d'artiste ne s'estompe pas, mais au contraire qu'elle s'affirme à mesure qu'elle s'éloigne dans la perspective du temps. C'est l'ouvrage de 0. Gábor Pogány 18 qui nous permet le mieux d'appro18 Les Expositions de la Galerie Municipale. Exposition commemorative RipplRónai József, 1952. Introduction de Ö. G. Pogány, p. 3.