Tanulmányok Budapest Múltjából 14. (1961)

Kubinyi András: Buda város pecséthasználatának kialakulása = Le développement de l'usage du sceau de la ville de Buda 109-146

(et, d'ailleurs, de celui du sceau d'autres villes hongroises où il y a une représen­tation d'une forteresse) ne doit pas être cherché à l'étranger, malgré tout. Déjà au commencement du Xllle siècle, nous trouvons les châteaux sur les sceaux de certaines institutions ecclésiastiques, néanmoins, l'influence des monnaies est beaucoup plus considérable. Par exemple, les monnaies frappées à l'instar du prototype de Friesach montrent également des représentations de forteresses, dont plusieurs portent une analogie concrète avec le sceau de Buda. Il est par conséquent probable que les dessins de forteresses — par l'usage général des monnaies — devenaient universellement connus et pour cette raison les villes formées des châteaux des «ispán» (espèce de préfets) ont fait graver ce dessin sur leurs sceaux. Malgré tout, ce n'est qu'une hypothèse qui a besoin d'être con­firmée par des données concrètes. En outre, un autre problème se présente. Quoique tout porte à croire que le sceau était ciselé vers la fin du règne d'Andié II, cette opinion se trouve quelque peu contredite par la décoration du champs par les sarments de vigne, décoration qui fait son apparition pour la première fois en Hongrie sur le sceau, mis en usage en 1276, de la reine Isabelle-Elisabeth d'Anjou, femme de Ladislas IV. A part cela, il y a contradiction entre les légendes des deux côtés du sceau. Sur la face, c'est le Novum Castrum Pestiense, tandis que sur le verso c'est le Pest Castrum qui est indiqué comme propriétaire du sceau. II En faisant de recherches sur l'origine du sceau, nos études ne peuvent pas être séparées de l'examen diplomatique des chartes des villes, puisque, naturellement, le sceau est un moyen à authentifier les chartes. En étudiant les premiers cent ans pendant lesquels des chartes ont été établis par les villes, le tableau qui se présente est très uniforme. A partir de la partie nord de l'an­cienne Hongrie, jusqu'à la Slavonie, et à partir de la partie occidentale du pays (à l'exception de la ville de Sopron) jusqu'à la Transylvanie, les chartes des villes sont homogènes. Les formules utilisés sont les mêmes, les différentes parties des chartes se succèdent d'une manière identique, et, similairement, le rôle juridique du sceau comme moyen d'authentification est le même. Si l'on compare nos chartes avec ceux qui avaient été établis par les villes à l'étranger, il y a des différences importantes. D'autre part, la pratique de l'établissement des chartes par les villes hongroises est en dépendance complète de la pratique diplomatique hongroise générale, de celle des diplômes établis par le roi, les grands juges et les „loca credlbilia". Tout porte à croire que nos villes ont rempli envers leurs citadins les mêmes fonctions que les «loca credibilia», ces institutions spé­cifiquement hongroises, envers les autres habitants du pays. Les livres tenus par nos villes ressemblent beaucoup plus aux registres des ,,loca credibilia" qu'aux Stadtbücher allemands. Michel Auner, un historiographe des Saxons de la Tran­sylvanie, a déjà soulevé sette hypothèse en 1912 quand il a étudié l'établissement des chartes par les Saxons au moyen âge, et maintenant l'étude de la pratique hongroise des chartes corrobore cette opinion d'une façon complète. Si, par conséquent, la pratique hongroise des chartes ne dépend pas de la pratique étrangère, tout en montrant des influences hongroises, il devient évident que le prototype du sceau est à chercher dans le pays même et non pas à l'étranger. De cette manière, l'hypothèse mentionnée dans le premier chapitre se trouve confirmée. III Ce qui reste encore à expliquer, ce sont les deux problèmes mentionnés à la fin du premier chapitre: la contradiction entre la possibilité, d'une part, que les décorations de sarments ont été utilisées après 1276 et — d'autre part — qu'elles ont pris naissance entre 1234 et 1235, ainsi que la différence dans la légende. Dans ce but, il est indispensable de toucher à la question de la forma­tion de la ville de Buda. Pendant tout le moyen âge la ville de Buda s'est servie du pnvilège octroyé en 1244 en faveur de la ville de Pest et s'est appelée dans 144

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