Budapest Régiségei 20. (1963)

JELENTÉSEK - Gábori Miklós: A mongol főváros múzeumai 563-568

botanique et de la zoologie. L'exposition la plus moderne du musée est la collection palé­ontologique, placée dans une seule grande salle; cette collection expose en premier lieu les trou­vailles découvertes dans le désert Gobi; ces trouvailles sont souvent hors de pair. Dans la collection artistique, les objets de l'art religieux — alimenté de sources mongoles, tibétaines et chinoises — ont été placés; les tableaux, les bannières et les statues provenant des églises possèdent une valeur scientifique extraordinaires. La collection d'art profane et de l'art de la Mongolie actuel embrasse les'meilleurs ouvrages des arts appliqués, par exemple ceux de l'argenterie. En outre, les meilleures oeuvres de la peinture moderne sont présentées dans une exposition permanente. Le compte rendu mentionne les oeuvres de l'un des meilleurs peintres modernes, Sérab, dont les peintures sont remarquables du point de vue historique aussi bien que de celui de l'ethnographie et qui représentent la vie quotidienne mongole, les diverses formes d'habitation ainsi que les détails des activités professionnelles, tout cela dans des scènes intéressantes et intimes, dans un style qui rappelle celui de Brueghel. Les plus belles oeuvres de l'art ecclésiastique sont conservées dans un autre musée, le monas­tère Tchoïdjile-Lamine, dont le bâtiment de la plus grande beauté contient le musée d'histoire religieuse. Les locaux de l'église sont comblés de statues bouddhistes, d'objets liturgiques, d'instruments de musique, de tableaux et de bannières. En ce qui concerne l'arrangement de ces objets, des efforts ont été faits pour que chaque objet soit mis à la place que la liturgie 568 lamaïque lui prescrit. Le matériel extrêmement riche provient des monastères des lamas qui ont cessé de fonctionner; dans le compte rendu l'attention n'est attirée que sur les masques de la danse appelée «Tsam». Aujourd'hui le lama­ïsme vivant ne peut être étudié que dans le monastère de Gandan, dont le temple doit être considéré comme un musée: les objets d'art de ce dernier ne sont nullement inférieurs à ceux que nous venons de mentionner, et la biblio­thèque contient des oeuvres non seulement reli­gieuses mais aussi historiques, géographiques, médicales, ainsi que des dictionnaires et beau­coup de raretés de l'orientalisme. L'arrange­ment de tous ces objets est excellent. Un troisième musée de la capitale est le mu­sée du palais Bogdo-gegen ; l'édifice de celui-ci est un monument classé de style chinois; le musée contient un matériel riche des arts appliqués. Le musée de Souhé-Bator-Tchoïbal­sane garde, outre les objets personnels des deux chefs révolutionnaires, beaucoup de documents historique de grande valeur — écrits, impri­més, gravures, photos — témoins de l'histoire la plus récente du pays. Ils reflètent l'immense développement que la Mongolie a connu. Le compte rendu mentionne pour finir qu'il y a encore dans tous les centres de district des musées moins importants, ne contenant que quelques pièces. Ces musées présentent pour­tant de l'intérêt aux exploiteurs parce que leurs matériels ethnographiques gardent les carac­téristiques locales, et — du point de vue archéologique — ils contiennent, presque sans exception, des objets importants, inconnus aux experts occidentaux.

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