Budapest Régiségei 15. (1950)

ÉRTESÍTŐ - Csemegi József: Herakles-csomó 549-564

magique ait joué un rôle considérable fut la sphère de la civilisation hellénique ; d'autre part, le motif garda son importance même au moyen âge. Pendant la seconde moitié du moyen âge le motif perdit beaucoup de son importance pour devenir, à la fin de sa carrière, un ornement dénué de toute signification précise . On pourrait donc envisager un prodessus où les transformations des formes se succédaient pendant cinq millénaires. A côté des spécimens égyptiens et des premières représentations grecques d'Hercule où le noeud était appliqué pour des raisons pratiques, on voit paraître de bonne heure, en guise de symbole funéraire, le motif du noeud formé par deux branches. Ce motif pénètre, en tant que signe »apotro­péique«, dans presque tous les domaines des arts décoratifs ; aux premiers siècles de notre ère, on le retrouve dans la sculpture architecturale et dans l'art funéraire où il sert à décorer, à cause de son caractère »apotropéique«, les rubans des couronnes de fleurs. Au début du moyen âge on voit ce motif sur des colonnes doubles. Au XII e siècle le noeud réunit quatre ou huit colon­nes ; au XIII e siècle il revient dans la décoration de la surface des colonnes, sans que la destination primitive du motif ait été maintenue. A coup sûr, cette période ne se souciait plus du caractère »apotropéique« du noeud ; en dernière analyse, après le triomphe des courants d'idées gothiques sur les symboles d'origine payenne, le noeud d'Hercule disparut de l'arsenal de l'archi­tecture et des arts décoratifs. En Hongrie le noeud d'Hercule paraît, de même le motif S d'origine hellénistique, dans l'art funéraire d'Aquincum ; dans ce cas sa forme renvoie à l'influence syrienne et palestinienne des premiers siècles de notre ère. A Aquincum le noeud d'Hercule n'était répandu que pendant une seule génération ; néanmoins, sa présence est une preuve du rayonnement culturel du bassin oriental de la Méditeranée vers la capitale de la Pannonié. (Fig. 1—4. et 6—7.) Au moyen âge on retrouve ce motif à Pannonhalma, sur un fragment de destina­tion inconnue (XIII e siècle), qui semble refléter l'influence de l'Allemagne méri­dionale, notamment des, colonnes ornées de noeuds de Bamberg. (Pig. 9—10.) On rencontre aussi le noeud d'Hercule sur la tour de l'église qui appartient à la prévôté de Felsőörs et qui remonte aux alentours de 1200. (Fig. 8.) Dans ce cas les colonnes doubles ornées de noeuds témoignent d'une connaissance parfaite des particularités du noeud d'Hercule; si l'on tient compte aussi des modèles trentins de la porte de l'église, on est amené à considérer l'application du noeud d'Hercule comme une preuve de l'imitation directe des colonnes ornées de noeuds de la cathédrale de Trente. ILLUSTRATIONS Fig. 1. Fig. 2 Fig. 3 Fig. 4. Fig. 5, Fig. 6, Fig. 7. Fig. 8. Fig. 9 Fig. 10. — Monument funéraire de Céréïus Sabinus. (Aquincum.) Table funéraire de Lucius Valerius Seutes. (Aquincum.) Cénotaphe de Pite Plotius Pampilus. (Aquincum.) Fragment d'une pierre tombale. (Solymár. Photo de A. Valkó.) Divers types du noeud d'Hercule. Fragment d'un monument funéraire. (Aquincum.) Fragment d'tm monument funéraire. (Aquincum.) Une partie de la tour de l'église de la préôsté de Felsőőrs. Fragment d'une colonne décorée d%t noeud d'Hercule. (Pannonhalma.) Colonne décorée du noeud d'Hercule au choeur St. Georges de la cathédrale de Bam­berg, (d'après Weese, op. cit.)

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