Budapest Régiségei 15. (1950)

ÉRTESÍTŐ - Szilágyi János: Nyitott csarnokos és körös építmény (sétacsarnok és színház?) az aquincum-i katonai kolóniában 479-499

"Cohen 39]. Quant au cimetière, dont l'évolution allait de pair avec l'histoire de la population, il remonte, selon le témoignage des marques de briques et des monnaies y trouvées, au milieu ou à la fin du IV e siècle. Par conséquent, la seconde période est à fixer à cette époque. Les constructions suivantes seront déjà dues au moyen âge. Pendant la floraison de la civilisation romaine l'édifice muni de galerie ouverte semble avoir servi de promenade ou de refuge contre l'averse. Sous ce rapport il convient de prendre en considération le fait que le mur épais et circulaire, découvert à proximité de cette galerie, doit être considéré comme le mur de clôture d'un théâtre demi­circulaire. Ce mur large de 365 cm. pourrait bien appartenir à un théâtre demi-circulaire ayant un rayon de 38 m. Dans ce cas le théâtre d'Aquincum serait plus grand que ceux de Pompéi, mais plus petit que les édifices similaires des autres camps de légion­naires. Quoi qu'il en soit, il est certain que la capitale de la Pannonié orientale avait un théâtre : n'oublions pas qu'une inscription fait mention de 1'»associations des acteurs« et d'un »souffleur«. C'est dans le voisinage de ce mur demi­circulaire que nous avons découvert, dans le mur d'un puits plus récent, une pierre d'autel (Pig. 8) munie d'une inscription, pour laquelle nous proposons la leçon sui­vante : Aur(elius) Ianuarius | S ... .a tub­(icen) | inpedi(i)s | suis posuit | imp(eratore) d(omino) n(ostro) M(arco) Aur(elio) | [Se]­vero[Al]exandro [ [II (?) c]o(n)s(ule). Ce qui veut dire : Érigé aux frais à.' Aurelius Ianuarius S . . . . (?), chef de choeur (?) au temps de sa Majesté, Notre Seigneur le consul (Marc-Aurèle) Sévère Alexandre (II ou III c'est-à-dire en 226 ou 229 apr. J-C.) . La restauration de la partie détériorée de la deuxième ligne reste douteuse. Entre les lettres 5 et A il y un espace suffisant à 5 lettres ou, en cas de contraction, à 7 lettres. Quant à la signification du mot, on peut la chercher dans deux directions : d'un côté, on pourrait penser à l'indication du monu­ment érigé par Aur. Ianuarius, d'autre part on pourrait y voir un nom de personne commençant par S et se terminant en A. Dans le premier cas on pourrait proposer les conjectures suivantes : SE [dili] A TVB — [icinum] , »les chaises des musiciens« ; SP — [ond]A[s] TVB [icinum], »les sophas des musiciens«; SI [gill] A TVB[icinum], »les images des joueurs de trompette«. Tout bien considéré, il paraît probable qu'Aur. Ianuarius n'a accompli aucun acte mémorable ; il a simplement fait ériger [»po­suit«] un monument de pierre pour s'acquit­ter de ses voeux envers une ou plusieurs divinités dont le [s] nom [s] serai [en]t à placer en trois lignes dans la partie supérieure de l'espace réservé à l'inscription. Sur le territoire de nos fouilles nous avons découvert au moins un des angles d'un troisième édifice, avec un contrefort massif au coin et un contrefort plus mince auprès du mur [fig. I, n os I, II, IV]. Cet édifice pos­sédait éventuellement un chauffage installé sous les dalles [fig. 13 et 14] ; il est possible qu'à l'angle Nord-Est nous avons mis au jour l'orifice d'un fourneau. Néanmoins on ne peut pas écarter définitivement une seconde hypothèse : dans ce cas nous aurions à faire à un canal percé à travers le mur extérieur. Sous ce rapport il convient d'observer que ni les piliers soutenant le dallage en cas d'un chauffage souterrain, ni les traces d'une forte combustion n'ont pu être retouvés (cf. fig. 15 ou le terrain en question est présenté de haut) . C'est d'une cavité carrée dans le mur [fig. 13 et 14] que nous avons sorti une brique avec la marque (Pig. 8/d) suivante : AC, a[la] C[ommage­norum ?.,. Cretum ? Cypriae ? Cyrenaicae ?]. Jusqu'ici à Aquincum nous n'avons connu aucun vestige écrit d'une »ala« [bataillon autonomed'une nationalité] au nom com­mençant par C. Qu'il s'agisse d'un monu­ment des archers d'un corps de cavalerie originaire de Commagène en Syrie, de l'île de Crète ou de Chypre, ou bien d'un batail­lon venu de Cyrénaique, c'est-à-dire de l'Afrique du Nord, une chose est certaine : le transfert d'archers étrangers dans cette région était une mesure exigée par la pré­498

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