Budapest Régiségei 15. (1950)

ÉRTESÍTŐ - Szilágyi János: Legújabban talált írásos emlékek Aquincum életéhez 451-472

dérable pour l'histoire militaire de l'empire. Nous en proposons — malgré l'état très détérioré de la brique et le manque de la moitié des lettres •— la leçon suivante (fig. 13). ... m coniu[gi] | c(oho)rs III Sicamb­(rorum). Une autre leçon, également possible, serait la suivante : [ad hoc sepulchrujm contuflit] . . . c(o)h(o)rs III Sicamb(rorum). Quelle que soit la leçon que nous pré­férions (»à la femme de . . . m« ou »ramassé pour cette tombe par le III e bataillon d'in­fanterie des Sicambres«), nous avons à faire au brouillon d'une épitaphe ou peut-être à une pierre tombale d'une exécution parti­culièrement rudimentaire. Ce qui importe, c'est le renvoi au bataillon ethniquement homogène des Sicambres ou Sugambres germaniques, bataillon dont l'existence n'a été jusqu'ici attestée par aucun monument épigraphique. La présence à Aquincum d'une troupe de Sicambres nous fait penser à la dénomination Sicambria donné par les humanistes médiévaux précisément à cette ville romaine située à proximité de Buda­pest. Pour étayer de preuves cette concep­tion, on a même fait paraître une prétendue inscription latine qui aurait contenue le nom de Sicambria. La découverte de cette brique munie d'inscription suffit à prouver qu'une troupe de 500 ou 1000 hommes des Sicam­bres rhénans s'était réellement trouvée à Aquincum y construisant, peut-être, même des édifices. A propos de la leçon de la ligne 2 de cette inscription, il convient de faire remarquer que le premier signe (<) passe pour une forme simplifiée de C, abréviation de cen­turio. Les restes de la seconde lettre pour­raient être identifiés avec la partie inféri­eure d'un H, appartenant à l'abréviation de cohors. La dernière lettre est tronquée : les deux petits demi-cercles de la lettre B ont disparu. Les lettres A et M présentent une ligature. Au point de vue de la technique de l'écriture il est pourtant à signaler l'inscrip­tion reproduite sur la fig. 14, dont la seconde ligne doit être lue en renversant la position de la brique : SAL(u)TI AV | VISVO lSAL(utans? SALve?) (sens normal) TVS CAS(s)I L(ibertus) AVITUS (sens opposé) Ce qui veut dire : »Pour le salut d'Avvi­suus, en guise de salutation de la part d'Avitus, esclave affranchi de Tuscassus.« ILLUSTRATIONS Fig. 1. Fig. 2. Fig. 3. Fig. 4. Fig. 5. Fig. 6. Fig. 7. Fig. 8. Fig. 9. Fig. 10. Fig. 11. Fig. 12. Fig. 13. Fig. 14. Fig. 15­— Autel de pierre voué à Jupiter. — Autel voué à Jupiter. — Autel de Terra Mater et Jupiter. — Autel de Junon et du génie »de cet endroit«. — Autel de la déesse Epona. — Autel de Dispater et Proserpine. -— Autel d'une divinité inconnue. — Petit autel votif de pierre voué au père Liber et à la déesse Libera. — Petit autel votif de pierre voué au- père Liber et à la déesse Libera. — Fragment du monument funéraire de la femme d'un officier thrace de .cavalerie. — 'Ecriture gravée sur brique (jeu). — Écriture gravée sur brique (noms d'une esclave affranchie et d'un officier). — Ecriture gravée sur brique (inscription d'une tombe construite de briques). — Ecriture gravée sur brique (formule de salutation). -16. Écriture gravée sur brique.

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