Budapest Régiségei 14. (1945)

ÉRTESÍTŐ - Nagy Tibor: A gellérthegyi bronzkorsó 525-533

TIBOR NAGY UA CRUCHE EN BRONZE DU MONT ST. GERARD Cette cruche fut mise à jour en 1941, aux cours de certains travaux de terrassement effectués dans l'ancienne civitas Eraviscorum, sur le Mont St. Gérard, au XI e arrondissement de Budapest. Malheureusement les détails précis de la découverte ne nous sont pas con­nues. L'objet en question a 28-5 cm de haut; le diamètre de son embouchure ronde est de 6 cm, celni du fond est de 6"8 cm. Sa panse, formée d'une mince plaque en bronze, fut préparée au tour ; son anse, rendue plus solide par un alliage résistant de cuivre, est moulue tout d'une pièce. Qu'il nous soit permis d'omettre la description minutieuse de la décoration de l'anse et de nous borner seulement aux figures 1, 2 et 3, qui font bien ressortir tous les détails. Il convient pourtant de noter que la partie cambrée de sa queue conservée intacte imite les contours d'une tête de cygne et que l'anse elle'même fut soudée postérieurement à la panse. Par sa forme élancée et peu arrondie ainsi que par la décoration de son anse notre cruche fait exception parmi les nombreuses cruches en bronze de Pannonié dont l'anse est ornée d'un pied humain (voir là-dessus l'étude d' A.Radnóti, Die röm. Bronzegefässe von Pannonién, Diss. Pann. II. 6. 1938. pp. 167—8) Ces dernières ont une forme plus massive et plus arrondie et leur anse se termine par un seul pied nu ou chaussé d'une sandale. L'écu cordiforme orné de palmettes fait également défaut. Il faut signaler aussi des différences d'ordre techniques : le fond des cruches de Pécs (Sopianae) et de Nagytétény (Campona) , de même que celui du vase d'origine inconnue du Musée National Hongrois sont soudés à la panse (A. Radnóti, op. cit. PI. XL,IV. fig. 1, 2, 6). Il en résulte que du point de vue du lieu de leur fabrication les pièces semblables, notre cruche ne doivent pas se rattacher à la Pannonié, mais à l'Ouest, où les vases de bronze d'une forme et d'une décoration ana­logues forment un groupe bien connu. Signa­lons tout d'abord la cruche en bronze trouvée à Epagnette, en Gaule (A. de Riddev, Les bronze antiques du Louvre II. Paris. 1915 p. 111. Nr. 2627, et PI. 98). Le profil, la décoration et l'exécution technique de cet objet sont parfaitement identiques à ceux de la cruche de Hongrie. Deux autres vases en bronze de la baraque du camp de Corbridge en Angleterre (F. Haverfield, Arch. Anz. 1913. col. 302, et fig. 21), ainsi que la cruche retrouvée au camp de Cannstatt (W.Barthel, O. R. Li. 59. p. 28., 60-et PI. V. fig. 20) ne différent de la pièce du Gellérthegy et de celle d'Bpagnette que dans leur proportions. L'anneau oval qu'on trouve dans le pou­cier en forme de feuille, au-dessus de l'em­bouchure de la cruche, semble prouver que le vase était destiné à la suspension. La déco­ration de l'anse de la cruche en bronze du Musée de Rouen n'en diffère non plus que par quelques menus détails. Il est à mention­ner une anse en bronze analogue, publiée par Grivaud de la Vincelle (Recueil, pi. XIV. fig. 2.) et une autre signalée par S. Reinach (Bronzes figurés de la Gaule romaine I. p. 333, Nr. 430.) 531 •M'

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