Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 35. (1982)

LY-TIO-FANE, Madeleine: Contacts between Schönbrunn and the Jardin du Roi at Isle de France (Mauritius) in the 18th Century. An Episode in the Career of Nicolas Thomas Baudin

98 Madeleine Ly-Tio-Fane make the Schönbrunn Gardens the foremost in the world; but the East had not yet yielded its treasures, hence the importance of the orders sent to Moracin in Pondicherry as soon as Boos had reached Isle de France. From the discussions and cogitations in Pamplemousses during Boos’ stay, emerges the grand design of an expedition to Asia and China, of which Boos and Baudin would be the protagonists; and so Baudin’s repute at the Imperial Court had to be carefully nurtured. Indulging in wishful thinking, Céré in a letter to Boos dated 23rd March 1788, gives shape to the project: 'Vous venés de recevoir des lettres du Ministre, il avoit écrit ä M. Gordon qu’il étoit question de vous faire faire un voiage en Asie, si vous le désiriés. Je le souhaite de tout mon coeur pour avoir le plaisir de vous revoir, et que ce sóit M. Baudin qui sóit tou- jours votre capitaine. Que de riches contrées il vous reste ä parcourir pour enrichir complettement Schönbrunn. Ce serait un voiage de deux ans au moins, pendant lequel vous pourriés voir la Cöte Malabar jusqu’au Golphe Persique et celle de Coromandel jusqu’au Bengale, ensuite vous verriés Ceylan, Java, Sumatra, Boméo, le Japon, le Tonkin, la Cochichine si riche en tout, finiriés par la Chine pour vous en revenir en­suite, mais il vous faudroit étre au moins deux vaisseaux, un grand et un petit, avoir plusieurs jardiniers avec vous, avoir la liberté de fréter plusieurs de moyens vaisseaux pour envoyer ici en dépöt sous la conduite d’un de vos aides, ce que vous auriés re- cueilli sóit en animaux ou en végétaux que vous retrouveriés ä votre retour. Cela coúterait sans doute fort eher, mais aussi Schönbrunn ensuite représenteroit ä lui seul bien vraiment les 4 parties du monde, et ce plaisir d’un grand souverain qui seroit in- finiment utile aux sciences, vaudroit bien tous ceux que les rois de la terre jusqu’ici ont imaginé ä des frais exhorbitans, et qui n’ont guére rempli leur but ou qui n’avoient rapport qu’ä leur personne .. .’3S 36). Commenting on the exertions of Baudin to please Cobenzl, Céré concludes: ‘Aprés une conduite semblable de votre part, tout me dit qu’elle ne s’en tiendra pas la ä votre égard et que je vous reverrai bientöt avec un couple de vaisseaux, venir dans ces mers-ci donner de nouvelles preuves et de vos talens et de votre zéle ä faire tout ce qui pourra Iui étre agréable’M). It is obvious that the departure of Baudin for Trieste had been, from the start, orchestrated as the prelude of great things to come. However, Fortune was to dispose of the grand design in a way not uncommon in the troubled closing decade of the century. The expedition to the Indies and China dwindled in reality to the efforts of the Canton Resident of the French East India Company, Charles de Constant, to obtain seeds of fruit trees for the Imperial Gardens. Hailing from Geneva, Constant had started his career in the Proli circle as an employee of the Company of Trieste. On his way to take up his important post at Canton in 1789, he stayed at Isle de France from the 3rd June to the ter in San Domingo. Then six months in Porto Rico. While Marter went to Jamaica, Bredemeyer went to Caracas, then explored the course of the Orinoco and returned to Amsterdam in September 1788 from Curasao. Vide also E. Bretschneider History of European Botanical Discoveries in China 1 (1898, Reprint Leipzig 1962) 134—138. 35) Céré to Boos, 23rd March 1788: Lettres V fol. 209-210. 36) Céré to Baudin, 29th March 1788: Lettres V fol. 211.

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