Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 25. (1972) - Festschrift für Hanns Leo Mikoletzky
WANDRUSZKA, Adam: Anton Steindl Ritter von Plessenet. Ein österreichischer Diplomat in der Levante
Anton Steindl Ritter von Plessenet 463 A cet eff et Mehmed Réchid Pacha partit le 11 pour Jerusalem pour prendre le commandement des troupes y stationées, tandis que Zekria Pacha et le Général Jokmuss devaient se rendre á Ramlé et y reunir le reste de l’armée turque. Comme aprés cette expedition le quartier général dévait étre transféré á Jerusalem, j’ai profité du départ de Réchid Pacha pour me rendre avec lui dans cette ville, les chemins étant devenus dangereux depuis la distribution d’armes parmi les montagnards. Réchid Pacha, arrivé á Jerusalem le 12 au soir, repartit le 14 avec les brigades de Hassan Pacha et d’Ismail Pacha, ne laissant dans la ville qu’une bataillon en garnison, mais deux heures aprés son départ, des habitans de Riha (Jericho) vinrent prévenir les autorités locales qu’Ibrahim Pacha avec une partié des ses troupes avait passé le Jordan, et se dirigeait sur Jérusalem. Cette nouvelle inattendue mit toute la ville en émoi. Tandisque le Musselin expédia des staffettes á Réchid Pacha, pour le prier de retourner sans perte de temps, et au Seriaskier, les habitans de la ville, redoutant l’arrivée d’Ibra- him, enfouirent sous terre les peu d’objets précieux qu’ils possédent pour pouvoir, en cas de besoin, chercher leur salut dans la fuite sans tout abandonner au pillage des soldats égyptiens; aprés avoir passé une nuit plein d’inquiétude iis virent arriver le lendemain toutes les troupes du Sultan, parties la veille. Réchid Pacha ne voulant pas erőire aveuglement aux paysans arabes, dont la laeheté exagére toujours le danger, se rendit le 16 ä Riha avec quelques officiers européens (le Colonel Laué et le Major Napier, fils du Commodore) pour y faire une reconnaissance. II en resulta qu’en effet l’avant veille quelques milliers d’Egyptiens, commandés d’aprés ce que prétendent quelques indi- vidus, par Ibrahim Pacha, avaient passé le Jordan, mais qu’ayant appris le retour des troupes turques ils avaient repassé le lendemain la riviére pour dé- tourner la mer morte et penétrer par Kerek et El Chalil (Hebron) jusqu’á Gazza, oü ils espéraient trouver encore la garnison égyptienne. Les troupes turques repartirent ainsi le 17 pour El Chalil, mais elle[s] retournérent ici hier soir sans avoir rencontré l’ennemi. Le fait est que depuis presque quinze jours on manque, á cause de la mauvaise organisation, de nouvelles positives d’lbra- him Pacha et de son armée. En attendant la premiére colonne dirigée sur Gazza était arrivé le 15 midi á El Madjal. Comme les soldats étaient mouillés ä cause des forts pluies qui duraient depuis deux jours, le Général Jokmuss décida de différer l’attaque jusqu’au lendemain, et fit reposer toute la troupe, sans user de la precaution de placer des avant-postes et des vedettes pour prévenir une surprise de la part de l’ennemi. Aussi ä peine une heure s’était passée depuis l’arrivée de l’armée, qu’un détachement de deux á trois cent cavaliers égyptiens vint attaquer le village et mit tout le quartier general en émoi, mais il fut repoussé sous peu malgré les fautes commises par les Commandans turcs. II y eut de part et d’autre quelques morts et quelques blessés. Enfin pendant la nuit, peu d’heures avant d’effectuer l’attaque sur Gazza Zekria Pacha re?ut d’Alexandrie, voie de Jaffa, la nouvelle officielle de la conclusion de la paix et l’ordre de suspendre les hostilités. Les dépéches y relatives furent expédiés á Ibrahim Pacha par un Colonel tűre et deux officiers anglais, qui se sont dirigés vers le désert. Zekria Pacha, le Général Michel et tout l’état major retournera par suite de ce nouvelle á Jaffa. — M. M. Philippovich, Pott, Trattner et Platzer vinrent de El Madjal á Jerusalem, et le Général Jokmuss se trouve aussi ici depuis hier soir. Celui-ci ayant appris, il y a quelque tems, qu’Ibrahim Pacha tenait ä Maan,