Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 25. (1972) - Festschrift für Hanns Leo Mikoletzky
WANDRUSZKA, Adam: Anton Steindl Ritter von Plessenet. Ein österreichischer Diplomat in der Levante
Anton Steindl Ritter von Plessenet 461 mérne au prejudice des Catholiques, cherche depuis deux mois, en prenant sous sa protection tous les Chrétiens Rayas qui ont des réclamations á émettre, d’établir une influence russe dans ce pays. II fit connaitre publiquement, qu’ayant regu l’ordre de sa Cour de veiller ä ce que les Chrétiens, sans distinction, ne fussent point assujéttis ä d’injustes vexations, il était prét á recevoir toutes les plaintes des Chrétiens. Mr. Basil i réussit ä se lier, assez intimement, avec le Mustéchar Selami Efendi et obtint mainte faveur par son entremise. II me dit lui-méme la semaine passée que sur sa demande on lui avait remis quinze Bonjouritdis en faveur des Chrétiens Rayas de Jérusalem et de quelques autres villes, qui commencaient á porter des plaintes contre des autoritás locales et quelques Musulmans fanatiques. C’est surtout le Móllá de Jérusalem qui, quoique nőmmé par la Porte, páráit vouloir profiter du changement du Gouvernement pour s’enrichir et reveiller le fanatisme supprimé par les autoritás égyptiennes. Le Mustéchar et plusieurs autres dignitaires turcs reconnais- sent eux-mémes la necessité que cet individu sóit rappelé le plutőt possible et remplacé par un employé digne de confiance; ils s’étaient proposé d’écrire dans ce sens á la Sublime Porte ... Nr. IV 8 Janv. Saida, 2 Janvier 1841. Monsieur le Baron, Arrivé ce soir á Saida je suis encore assez heureux de pouvoir profiter du départ retardé du Tairi Bahri pour porter á la connaissance de Votre Excellence que d’aprés les nouvelles officielles arrivées de Damas au quartier Général, cette ville a été évaquée par Ibrahim Pacha, mardi passé 29 Décembre. Ce Général égyptien páráit vouloir prendre le ehemin par le désert qui conduit par Mizirib, redoutant probablement le passage par la Naplouse, oü les mon- tagnards armés pourraient l’attaquer avec succés. Cette retraite d’Ibrahim a déterminé les Chef de l’armée des alliés de transferer le quartier général ä St. Jean d’Acre. Selim Pacha et le General Michels s’y trouvent déjá, la plus grande partié des troupes est partié hier pour la mérne destination, et le Seriaskier avec le Mustéchar, Hussein Pacha et le reste de l’état major s’y rendent aujourd’hui. Je les suivrai demain matin. On attend sous peu ici des troupes turques venant par terre d’Alep. C’est surtout hűit régimens de Cavalerie que l’on attend avec impatience ... Nr. V 20 Janvier Jaffa, 10 Janvier 1841. Monsieur le Baron, Par mon dernier rapport en date du 2 de ce mois, Nr. IV, j’ai eu l’honneur de porter á la connaissance de Votre Excellence qu’Ibrahim Pacha ayant evacué Damas, et s’étant retiré sur Mizerib d’oü il aurait pu forcer le passage sur Gázzá, toujours occupé par Mahmoud Bey et quelques autres officiers supérieurs Egyptiens avec 3000 hommes de cavalerie et neuf canons, les alliés avaient décidé de transférer le quartier général ä St. Jean d’Acre. Cette place forte n’étant aucunément menacée par l’ennemi, et se trouvant encore trop eloignée du chemin qu’Ibrahim prenderait avec ses troupes pour rentrer en Egypte, s’il ne voulait pas se resigner ä se retirer par le désert, oü la poursuite serait aussi pénible, que dangereuse et inutile, le Général Mitchel, Zekria Pacha et les autres Généraux turcs décidérent de réunir toutes les troupes dans le voisinage de Jaffa et d’y établir le quartier général, ce qui fut mis á exécution sans perte de temps. Mais il páráit qu’on ne s’arrétera pas encore dans cette derniére ville; une brigade, commandée par Ismail Pacha, partit hier soir pour Ramlé et Jerusalem, et il est plus que probable que cette derniére ville sóit choisie comme centre des opérations et quartier général, ce qui est d’autant plus désirable, que Jaffa est trop petite pour contenir le gros