Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 25. (1972) - Festschrift für Hanns Leo Mikoletzky
WANDRUSZKA, Adam: Anton Steindl Ritter von Plessenet. Ein österreichischer Diplomat in der Levante
Anton Steindl Ritter von Plessenet 459 que possible la désertion, il a prélevé sur ses propres généraux et officiers supérieurs des sommes considerables, avec la prommes[se] de les rest[it] uer ä son retour en Egypte. Cherit Pacha seul a été obligé á lui fournir 2000 boursses (un miliőn de Piastres) ce qui pourtant n’a pu lui faire obtenir ni les bonnes graces ni la confiance d’Ibrahim — qui le suspectant de vouloir passer du cőté du Sultan, le fit mettre aux arréts, et il n’est permis qu’au seul Menikli Ahmed Pacha d’entrer auprés de lui. Toutefois on ne perd pas encore l’espoir qu’Ibrahim quitte sous peu Damas; il fit vendre la semaine passé les ob jets qui lui seraient superflus pendant sa retraite. La ville de Gaza, oü se refugiérent les troupes égyptiennes éehappées de St. Jean d’Acre avec leurs Commandans Mahmoud et Ismail Bey, est depuis lors assiégé par des montagnards de la Naplouse, qui pourtant n’osent pas donner l’assaut redoutant le feu des sept canons que les Egyptiens on[t] dirigés contre eux. Les Syriens armés n’ont du courage que derriére les rochers de leurs montagnes oü l’emploi du canon est impossible, mais on ne pourrait les faire avancer contre le feu d’artillerie. Le quartier général des alliés a été transféré dans le courant de la semaine derniére de Beirout á Saida, d’oü on pourra plus facilement attaquer Ibrahim Pacha, ou lui entraver la retraite. Le nouveau Seriaskier, Zekria Ahmed Pacha, arrivé par terre d’Alep ä Beirout le 29 Décembre, s’y est aussi rendu dans la journée d’hier aprés avoir fait lire publiquement dans cette ville, comme il le fit dans toutes les autres de Syrie par lequelles il passa, le Firman de sa nomination. Un régiment de cavalerie l’accompagna jusqu’ä Tripoli et y resta en garnison. On sait Hadji Aly Pacha, nőmmé par la Porte Gouverneur de Damas, arrivé depuis une dixaine de jours á Homs. Le Général Jokmuss«) s’est rendu de Saida á Hasbeja et de Iá á Safed pour couper le passage á Ibrahim Pacha qui, croit-on, prendera le chemin de ces districts, la plain d’Asralon, Ramlé et Gaza pour rentrer en Egypte. C’est dans le mérne but qu’Omer Pacha7) a été envoyé á Ramlé avec quatre bataillons, oü il pourrait aussi en cas de besoin, étre secouru par la garnison de Jerusalem, forte de 2000 hommes. L’Emir Béchir Kassem, avec ses Druses et Maronites, se trouve depuis un mois ä Kabellias, sur la route de Damas et a peu de distance de cette ville pour empécher Ibrahim d’envahir la montagne de ce cőté. Les dépéches du Gouvernement Ottoman, relatives au rappel d’lzzet Pacha et son remplacement par Zekria Pacha, expediées de Constantinople par le „Seri Pervas“, étant restées ä l’endroit oü ce bateau ä vapeur fit naufrage, la nouvelle ne fut connue ici officiellement que le 24 Decembre par un ordre du nouveau Seriaskier adressé au conseil municipal de la ville. Son prédécesseur, qui part aujourd’hui pour Constantinople, et qui, d’aprés l’opinion des médecins, * 17 «) August Jochmus (1808—1881), Handlungsgehilfe in Hamburg, Teilnehmer am griechischen Freiheitskampf, dann in englischen Diensten. Mitte Juli 1840 Chef des Generalstabs der englisch-österreichisch-türkischen Armee im Libanon und auf englischen Vorschlag zum türkischen Divisionsgeneral und Pascha von zwei Roßschweifen ernannt. Bis 1848 im türkischen Kriegsministerium, am 17. März 1849 von Erzherzog Johann zum Außen- und Marineminister der deutschen Reichsregierung ernannt, legte im Dezember sein Amt nieder. 1849 in den erblichen österreichischen Freiherrnstand mit dem Prädikat „von Cotignola“ erhoben, 1866 österreichischer Feldmarschalleutnant (vgl. ADB 50, 745 f). 7) Omer Pascha (1806—1871), ursprünglich Michael Latas, österr. Deserteur, später türkischer Kriegsminister.