Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 12. (1959)
HRAZKY, Josef: Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma
236 Josef Hrazky pensé etre malade hier au soir, j’avois la Colique, mal au veins etc. Mais j’ai fort bien dormis et suis très bien portante à present. J’ai une proposition de chasse à vous faire pour demain, il est question, si vous voulez déjeuner avant et puis diner au retour ou bien diner à onze heures et partir après, je crois ce dernier parti le meilleur, décidés cependant et mandés-le moi, pour que je puisse donner mes ordre à l’Oberjâger en conséquence, vous ne sçavez peut-etre pas, qui il est. C’est l’Archiduc, adieu, je vous baise, vous et la Vasques, de tout mon coeur, faites moi dire, comment vous vous portés aujourd’hui ./. XI. 3. Sous le coup, cruelle soeur, je n’oserai plus d’etre méchante, j’ai bien crue, que vous pou[r]riés me faire enrager, mais me faire suer à grosses gouttes et pleurer, c’est par trop fort, au nom de Dieu, faites moi dire, que vous ne voulés pas me voir expirer sur le champ, car, plaisanterie à part, quoique je vous connois assés pour etre bien sure de votre coeur et sçavoir, d’ou vient votre billet, je ne puis m’empecher d’etre inquiet(t)e. c’est la faute à M.e d’Erdody, je l’en ai déjà bien grondé, elle a voulu, que je sois méchante pour vous punir de ce que vous n’etes pas venue ce matin, mais de ma vie je le jure, je ne l’ecoute plus. Adieu, pardon, rendés moi la vie. je languis d’amour, d’amitié, comme vous le voudrés et à jamais. IX. 4. Je suis au desespoir de devoir vous dire avec toute la douceur possible, que vous etes de toutes les creatures la plus insupportable avec vos animaux de friseurs. mais en revanche aussi ferai-je de mon mieux pour y mettre ordre et j’espere, qu’à l’avenir vous ne serés coiffée et frisée par des gens, qui le jour et la nuit seront à vos ordres et ne dependeront que de vous, sçavés, que je tiens parole, ainsi vous y pouvés compter, pour ce qui est des heures de votre toilette, je vous prie d’apprendre à vous lever d’une heure plus tot. quand vous avés autre chose à esperer, plus tard, je vous demande au reste pardon de ma sincérité, vous sçavés, que c’est mon mal, et je vous assure, que jamais reflections n’ont été plus philosophiques et plus véridiques que celle-cy: que personne n’aime que soi et que le reste est suivant la com[m]odité. voilà de ce dont je serois incapable, mais enfin il faut s’attendre à tout dans la vie et regarder tout d’un oeil indifferent, c’est ce que je ne puis. Adieu, je vais me coucher, je vous souhaite beaucoup de plaisir toute la journée, ne comptant plus vous voir, car il n’est plus tems, que vous veniés après votre toilette, je n’aurois eu que cette demie heure, je vous embrasse pourtant malgré votre cruauté. II. 38. Vous serés enfin contente, ma chere Soeur, Wanswieti) m’a ordonné une petite liqueur agréable à avaler toutes les 3 heures, il est vrai, que mon frisson ou comme vous voudrés l’appeler, étoit fort hier, surtout le soir, après que je vous ai vu. je ne sçai, si c’est l’amour ou le desespoir, mais tant y a qu’il étoit à son supreme période vers les huit heures, vous ne l’avés jamais vu à ce point-là. j’ai avalée une drogue avant d’aller coucher, mais j’ignore, si elle est antipatique au sommeil ou si le petit mouvement gracieux, que vous ne connaissés, est venu plus souvent pour prendre congé, mais je sais bien, que j’ai été bien inquiet(t)e toute la nuit et me suis reveillé à tous momens. de dépit j’ai encore avalé ce >) van Swieten.