Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 12. (1959)

HRAZKY, Josef: Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma

Josef Hrazky 230 son amitié pour vous, pardon de tout ce que je vous dis, cela ne vient que de mon amitié, je vous IX. 18 b. conjure d’y faire attention, croyés, que ce n’est que pour notre satisfaction mutuelle que je parle. Adieu, je vous embrasse de tout mon coeur et attendis] votre réponse comme un criminel la sentence, car vous sçavés, que la tete me tourne de vous. A propos: qu’il ne soit pas question vis á vis de lui, que je vous ai écrit aujourd’hui. XI. 29. Bonsoir, chere Soeur, je ne puis aller dormir sans vous demander encore une fois pardon de vous avoir impatientée, je suis inconsolable toutes les fois, que j’y pense et j’y pense continuellement, jugés de mon état, vous me déses­pérés, si vous soubçonnés mon amitié, car je puis vous assurer de bonne foi, que je vous adore, j’en prend à témoin tous ceux, qui me connoissent. si je n’ai pas le bonheur, que vous soyés de ce nombre, il ne me reste qu’à me jetter dans la Danube la tete la premiere, quoique je n’en aurois que faire, si vous continués à me soubçonner de froideur et d’etre un oiseau de coutume, mon malheur me rendroit bientôt heureuse en ce seul point, que la douleur m’oteroit la vie. Adieu, je vous souhait(t)e, que vous dormiés bien, pour moi je vais faire des voeux toute la nuit pour pouvoir vous voir et me justifier en vous communicant toutes les horreurs, que cela me fait venir en tete. je vous embrasse en attendant de tout mon coeur. XI. 30. C’est au milieu d’un miséréré, que je vous écris pour vous annoncer, que l’Archiduc ne sort plus à cheval, on ne peut etre heureuse en tous poins. ma Soeur M. A. ne va plus demain en ville, je toucherai peut etre bientôt au plus parfait bonheur, nous voila toutes deux contentes ainsi, il faut nous consoler de ce que nous ne serons pas ensemble aujourdui. c’est meme une habitude, que je vous conseille en amie de prendre, parceque vous n’aurés peut etre bientôt plus ce plaisir-là. Adieu, je vous aime et mour(r)ai contente, si je puis avant vous embrasser encore. XI. 31. Mon Frere Ferdinand1) a dormi assés tranquillement depuis dix h. jusqu’à minuit, il s’est reveillé en se plaignant beaucoup; on lui a frotté le ventre avec la meme drogue et il a dormi encore 2 h.s très tranquillement, apres quoi il a demandé à aller quelque part, il a eu 2 evacuations assés fortes, la tension dans le ventre est un peu moindre, il est assés gaye enfin, on se flatte, vous voyés, que je ne suis pas moins empressée à vous mander les nouvelles agréables que celles, qui ne le sont pas. je vous avouerai cependant, que jusqu’à demain matin je ne puis rien dire. Adieu. XI. 15. Vous sçavés, qu’on ne peut dormir, quand on se croit brouillé avec vous, ainsi comme j’ai déjà veillé la nuit passée, je ne veux pas courir les risques d’une i) i) Erzherzog Ferdinand (1754—1806) überwand bald sein Unwohlsein. In diesem wie in allen andren Fällen von Erkrankungen in der Familie holte Isabella die Nachrichten vom Krankenbett beim Kaiser ein, der jeden Morgen die Bulle­tins von den Ärzten erhielt.

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