Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 12. (1959)
HRAZKY, Josef: Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma
226 Josef Hrazky pas, je ne pense pas à faire à avoir à manger aux gens et cela est bien vrai, car je ne suis occupée qu’à compter les jours, les heures et les minutes, qui me restent encore avant de vous voir, et je suis si excedée des ces 8 jours, qui sont passés, que si ce n’etoit pas le tems de faire ses paques et que je ne craign[o]is de ne vous plus voir ni dans ce monde ni dans l’autre, je me pendrais. Adieu, cher coeur, je vis pour vous aimer et vous baiser en réalité encore, ce que je fais à present en idée de toute mon ame. X. 15 a. A propos: M0. d’Erdôdy a gagné la boite de cristal. souhait(t)és le bonsoir à tout le monde et baisés la Wasqués de ma part. IX. 8. Bonsoir, cher Coeur, je m’ennuis à la mort, j’ai beau faire et m’occuper, je ne puis m’empecher de penser toutjours, que je ne vous voirais pas de trois semaines et adieu tout plaisir, que je pourrois trouver à ce que je fais, portés vous bien, c’est l’essentiel. l’Archiduc vous fait souhaiter le bonsoir, je puis vous assurer, qu’il est proportionellement aussi fâché que moi de ne vous pas voir, pour moi j’enrage et pour me faire encore mieux enrager, je n’ai pas d’espoir d’avoir la rougeole, fait (t) es moi dire, comment vous vous portés, car votre secretaire, qui est en effet un ane, ne m’en a rien dit. voilà aussi, pourquoi je dis, qu’il est un ane. je baise la Wasqués et vous, cher coeur, des millions de fois de tout mon coeur. IX. 3. J’ai appris, chere Soeur, avec le plus grand plaisir du monde par l’Imp., que vous vous portés mieux ou moins mal. elle pretend, que vous ne faites que gratter aus Zeitlang, vous avés raison, il faut passer son tems le mieux qu’on peut, en revanche j’ai reçu des nouvelles, que vous etes méchante, j’en suis bien aise, car c’est votre naturel, pour moi, je m’en suis corrigée absolument et ne le suis plus, excepté à l’Eglise, pour m’amuser, ainsi l’ai-je éprouvé aux Augustins, faites moi dire, comment vous va. baisés la Wasqués et souhaités le bonsoir à tout le monde, pour vous je vous baise et vous aime à la rage. M.e. d’Erdôdy se met à vos pieds. XI. 8. Si je n’etois aussi douce et patiente que je le suis, cher coeur, je serois seurement de très mauvaise humeur et vous ecrirois un billet fulminant, mais j’ai trop appris pendant ces 3 semaines à etre patiente, j’espere, que vous me connoissiés assés malgré votre billet pour etre persuadée de la joie, que j’aurai de vous pouvoir embrasser après demain, et je serois tentée de ne me pas meme justifier de tout ce, dont vous m’accusés, pour vous punir, non de l’avoir pensé, car vous me connoissés trop et je vous connois aussi trop pour le croire, mais de l’avoir seulement pu écrire! vous scavés, que dans le pays des aveugles les borgnes sont Rois, voilà la delice de ma Soeur M. A., je peux vous assurer, que l’enfer ne sçauroit etre plus triste, et c’est la plus grande preuve, que j’ai pu vous en donner, que de vous en donner l’échantillon dans ce qu’il y a de mieux que vous sçavés ne m’etre pas homogene. au reste si j’envie quelqu’un, ce n’est pas vous, mais elle, et vous pouvés assurer la Wasqués, que jamais elle ne m’a vue et ne me voira si gaie que Dimanche, croyés, que ma plus grande et, j’ose dire, ma seule félicité est [de]