Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 12. (1959)

HRAZKY, Josef: Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma

218 Josef Hrazky IX. 9. Si vous m’a vés déjà crue morte hier, à combien plus forte raison le croiriés vous aujourdui, si je m’avisois de ne vous pas écrire, non, chere Soeur, je ne suis pas encore accouché i) et ne crois pas, que ce soit pour aujourd’hui, ainsi je ne vous ai pas baisé hier pour la derniere fois, si il vous est agréable de venir pendant la grande messe, faites vous avertir, quand ils sont partis, et venés. je serai trop heureuse de revoir vos appas, ils m’ont bien fait faute au couvent malgré tout l’esprit de ma voisine2), que j’avoue que j’aime à la rage, elle n’a pu me dédommager des douceurs, qu’on perd à ne vous pas voir, j’imagine, que dans ce momens vous etes toute plongée dans la sainteté, il est 7 h., j’espere, que vous vous souviendrés de moi dans vos prières, j’en ai grand besoin, car vous sçavés, que je cours risque de devenir folle. Adieu, aimable sainte, je vous baise malgré votre sainteté de toute mon ame, afin qu’on puisse dire, que mes baisers sont dévots, car ce qui part de l’ame, est purément spirituelle et point terrestre, quoique j’aime assés le terre à terre. VI. 36. Charakteristik der Kronprinzessin Isabella durch Marie Christine. Vous voulés donc absolument, que je fasse votre portrait malgré tout ce que je vous dis de mon peu d’esprit en écrivant, il est pourtant vrai, que tu n’auras pue t’adresser à quelqu’un, qui ai[t] plus vivement votre personne et vos qualités gravis dans le coeur que moi ni qui t’aime plus tendrement, aussi je vais vous dire sincèrement ce que je pense de vous et vais commen­cer votre portrait par votre figure. Je vous dirai donc, que je n’en con[n]ois de plus agréable, de beaux yeux, de cheveux de meme, une jolie bouche et avec tout cela tant de phisionomie qu’on connoit à travers votre air malin tout l’esprit que tu possédé [s]. un[e] belle gorge et faite on ne peut pas mieux, voila ce qui achevé la peinture de votre extérieur, mais comme je ne veux point te flatter, je te dirai, que vous etes un peu trop brunie pour la couleur de vos cheveux et que vos mains ne sont pas aussi belles que le reste de votre figure, quoique on(t)ne peut pas les dire laides. Pour votre intérieur il est bien encore plus aimable que ce que je vous ai dit de l’exterieur. un coeur tendre pour vos amis et dont je fais l’épreuve chaque jour, tendre(s) aussi en tout: bonne fille, bonne femme, bonne Soeur, bonne maîtresse, enfin la bonté fait le fond de votre caractère, non qu’il n’[y] ai[t] un peu de malice en vous, mais elle ne vient point en des choses, qui peuvent blesser, mais seulement badinant avec vos amies, pour ‘votre esprit je crois pouvoir me dispenser d’en parler, vos écrits en sont de bons garan[t]s. il (s)est rempli d’agrémens pour ceux, à qui il(s) se veut communiquer, car ceux, que vous n’aimés pas, n’on[t] pas de part à ces agrémens, vous etes gene- reuse, compatissante, je n’ai rien dit sur votre tendresse pour votre fille* 2 3), car comme elle n’est pas beaucoup dans l’exterieur4), j’ai mieux aimé m’en taire. Pour la Religion: elle est un point, dont on ne sçauroit douter, je vous reprocherai pourtant un peu trop de prevention contre ceux, contre lesquels 1) März 1762. 2) Maria Anna. 3) Marie Therese, geb. am 20. III. 1762, danach ist diese Charakteristik zu datieren. 4) „da sie sich nicht stark äußert“.

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