Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 12. (1959)

HRAZKY, Josef: Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma

Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma 197 j’oublie les lieux, ou je suis, j’oublie ceux, avec qui je suis, j’oublie le contente­ment, que je croyais trouver, je ne pense qu’à ce nouveau désir, que je cherche à satisfaire à quelque prix que cela soit. IV. 22. Je salue, je vois avec plaisir, que l’on y répond, cela m’engage à continuer, des regards, qui expriment les sentimens, dont je suis penetrée, y succèdent, je tousse et loin que la joie, qui venant de voir, que l’on m’entend, me contente, elle m’entraîne au contraire à redoubler. L’on médité sur le péché, l’on m’expose ce que l’homme fait, quand il peche; ce qu’il perd, quand il peche; ce qu’il gagne, quand il peche; je sens, que je fais le metier du diable en causant des distractions à ceux, qui moins foux que moi, quoique souvent je leurs aye reproché la folie, sont attentifs à la voix de Dieu, qui leurs parle par son ministre; mais malgré cela, malgré tous les efforts, que je puis faire, et malgré toutes mes reflections le Diable m’emporte et me fait son ministre plenipotentière en dépit de Minerva et de moi. Ce n’est pas tout, je crois, que cela me tranquillisera, mais non, je ne trouve pas ce langage assés expressif. IV. 23. il faudroit se parler et cela ne se peut, voila qui trouble tout et qui répand une amertume sur tout ce que l’on pourroit avoir d’agremens. on se trouve à table seule au lieu qu’on etoit habituée d’y voir les memes gens, dont on se voit séparé. Après le diner la meme chambre, ou l’on s’etoit parlé si souvent et tous les plaisirs, que l’on y auroit, deviennent froids et inanimés par cette seule pensée, l’ennuie prend et bientôt le spline, si l’on n’avoit pas l’espoir, que dans trois jours tout seroit passé, cet espoir me soutient, mais mon état me prouve bien, que l’homme en péchant n’obtient pas le bonheur, après lequel il court en insensé, puisqu’il ne peut trouver son bonheur veritable que dans cette maison de l’eternité, pour parvenir à laquelle il doit employer tous ses efforts. Der Mensch wird eingehn in das Haus seiner Ewigkeit. IV. 24. 2. Jour. Voici le second jour déjà, j’eprouve la plus cruelle de toutes les privations et mon esprit se voit bouleversé par les désirs, que mon coeur a conçu, ce teins de misères ne finira-t-il donc jamais? quand est-ce-que mon ame dégagée des liens, qui l’attachent à cette machine, s’envolera vers sa demeure eternelle? c’est là que je ne craindrois plus de me voire séparée de ce, que j’aime, c’est là qu’unie avec les Saints je goûterai un repos plein de charmes, c’est là que je me joindrai à jamais avec l’objet de ma tendresse pour louer et bénir sans cesse le Seigneur. C’est en vain que je forme IV. 25. ces voeux, me répond une voix secret[t]e, je suis reservée à bien d’autres evene- mens et Monsi). me punira du peu de resignation, avec laquelle j’ai supporté cette petite croix, dont la durée ne devoit etre que de peu d’instans. réfléchissons un peu sur un sujet si capable de m’emouvoir. Je crois déjà m’y voir, une voiture s’approche, elle part et m’enlève ce qui j’ai de plus cher, me voila bien punie, plus se parler, plus se faire des signes, i) = Monseigneur.

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