Jánossy Dénes: A Kossuth-emigráció Angliában és Amerikában 1851-1852, I. kötet (Budapest, 1940)

Okirattár

Mr. Brown croit formellement que le gouvernement ne man­quera pas ä sa parole. Moi außsi, je le crois aujourdTiui. Si le gouvernement man­quait, ce ne sera plus vis-ä-vis de vous, mais de l'Amérique qui ne permettra pas du tout qu'on se moque de ses represen­tants, de son commodore et de sa marine. La Porte sait que le bateau le Mississippi arrivera bientöt, qu'il fait tous les pré­paratifs nécessaires pour aller vous recevoir aux Dardanelles, ou ä Smyrne le l 6r septembre 1851. Á la demande faite par Mr. Brown, si l'Autriche entravait toujours votre mise en liberie. Aly Pacha a répondu. „Oui, mais le gouvernement du Sultan qui a decidé de le mettre en liberté le I er septembre, fasse outre", et il a ajouté, lorsqu' ils vien­nent protester, je leur dis toujours qu'ils sont fous. Je ne vous ai jamais mis ä part des demandes continuées par les legations pour mon extradition de Constantinople — il ne valait pas la peine d'en parier. Mr. Homes ennuyé avait répondu au gouvernement ottoman que j'étais employe ä la legation des E[tats]-U[nis] : c'était-la une maniére d'en finir. Mais aujourd'hui Aly Pacha insiste pour que je sois éloigné. Mr. Brown lui a declare qu'il ne calcule rien du tout les deman­des des legations autrichienne, napolitaine, earde, toscane et il est tout dispose ä me soutenir, et m'ayant demandé de quelle maniére — car il dit ä Aly Pacha que je partirais avec vous le I er septembre. Je lui ai répondu — envoyez-moi ä bord du Mississippi le mérne jour qu'il arrivera ä Smyrne ou ä Con­stantinople — il en a convenu — j'irai done ä bord du bateau, d'ou je pourrai exécuter vos ordres comme si j'étais a Con­stantinople. Et si les Turcs manquent de parole — j'aurai eu tout le temps nécessaire pour disposer en votre faveur jusqu'au dernier matelot de l'équipage, et mettre ä execution notre projet. On ne peut pas dire votre position entiérement changée car il n'y a pas de declaration par éerit — mais eile est plus rassurante car Ton peut dire. Le gouvernement turc semble ne plus vouloir mentir. Moi, par habitude je ne préte foi qu'aux honnétes hom­ines. Je sais que les turcs sont menteurs et tout en leur laissant

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