Nyulásziné Straub Éva: A Kossuth-emigráció olaszországi kapcsolatai 1849–1866 (Magyar Országos Levéltár kiadványai, II. Forráskiadványok 34. Budapest, 1999)

DOKUMENTUMOK

situation politique en Hongrie, que j'ai eu l'honneur d'envoyer le premier Septembre á MM. les Ministres Lanza et Sella ainsi qu'á Mr. le báron Ricasoli et á Mr. Visconti Venosta, vous est parvenü de par Mr. Komáromy Vous avez dű voir Mr. le Commandeur que nous sommes toujours préts et en état de résister á l'Autriche, á la condition d'étre appuyé par le Gouvernement Italien, depuis ce tems rien n'a changé, si ce n'est que l'Autriche par le Manifeste et la convention de la Diéte hongroise a fait un pas de plus, vers la conciliation. - Je dois vous avouer Mr. le Commandeur que je ne m'attendais pas á un concours du Cabinet actuel, et qu'en conséquent je voyais notre cause perdue, j'étais donc, le plus agréablement surprisé en recevant hier une lettre de notre ami Mordini, dans laquelle il m'annonce qu'ayant eu occasion de voir á Florence le Mémoire en question, il s'est en méme tems convaincu, qu'on est disposé d'entrer en négociation avec nous. Mr. Mordini m'ayant invité d'une maniére positive, de formuler des propositions, je lui adressais aujourd'hui méme la lettre ci-jointe en copie. - Le général Éber est arrivé ici, il y a quelques jours, accompagné du Prince Ghiku ci-devant prince de Samos, Ministre Président du Sénat dans les Principautés Unies — et de Mr. Balatcharo ci-devant Minist­re des mémes Principautés — le résultat des longues et approfondies conversati­ons que nous avons eues, est le protocole que j'ai l'honneur de Vous communiquer ci-joint en copie - ces messieurs sont retournés en leur patrie pour se munir d'une autorisation signée par les principaux chefs des différents partis, qui se sont unis pour renverser le prince Couza. - Les immenses avantages qui résul­teraient pour notre cause de la réussite de ce projet sont faciles á saisir. il s'agit donc d'obtenir et de combiner les divers fils de ce grand mouvement que nous préparons avec tant de persévérance, et duquel j'en suis convaincu sortiront victorieux la liberté et l'indépendance de ITtalie et de la Hongrie. Je m'adresse á Vous, Mr. le Commandeur, non pas en votre qualité de membre du Gouvernement mais comme au plus ardent, et plus distingué combattant de notre cause, la bienvaillance duquel je me flatte avoir été assez heureux de conquérir - et je vous prie de bien vouloir me préter Votre sage conseil que je me fais un devoir de suivre en toute occasion, pour savoir, de quelle maniére je dois entamer ce sujet délicat. - L'affaire des armes marche bien, une partié est déjá en Transylvanie. L'entente avec la Servie est excellente, les régiments des confines militai­res, moyennant de l'argent, sont á nous - et le prince Michel montre toujours les meüleures dispositions pour nous. J'ai prié Mr. Cairoli de fairé des démar­ches auprés du Général Garibaldi, pour qu'il invite Mr. Bratiano, un des chefs du parti rouge dans les principautés unies, á agir sur les Roumains de la Transylvanie, pour qu'ils s'entendent, avec les chefs de notre parti - j'attends d'heureux résultats de cetté démarche. Voilá Mr. le Commandeur les choses importantes que j'avais á vous dire, j'espére que vous en serez content. N'osant confier cetté lettre á la poste, pas méme par l'entremise de Mr. le consul dTtalie, j'ai prié Mr. Rényi, de se fairé porteur de la présente dépéche. Vous savez, Mr. le Commandeur que Mr. Rényi jouit de toute notre confiance, et pourra vous donner d'amples renseignemens connaissant parfaitement, toutes nos affaires,

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