Nyulásziné Straub Éva: A Kossuth-emigráció olaszországi kapcsolatai 1849–1866 (Magyar Országos Levéltár kiadványai, II. Forráskiadványok 34. Budapest, 1999)

DOKUMENTUMOK

66. 1851. október 6., Rapallo 1 Alessandro Monti levele Kossuth Lajoshoz (teljes közlés) Az olaszok és a magyarok — Mazzini és Kossuth — közti együttműködést taglalva két pontot érint: 1. Mazzininek értésére kell adni, hogy a Bizottságnak pénz kell, mert a Medici őrnagyra bízott részvények nem válthatók be. Egy Amerikában és Ang­liában nyitandó magyar-olasz, vagy Mazzini-Kossuth kölcsön eredményes le­hetne. Erősen bírálja Mazzinit mint politikust; gyengének tartja, inkább apostol és filozófus. 2. Bármilyen egyezségre jut Kossuth Mazzinivel, annak abban a formában kell történnie, hogy Mazzini azonosul Kossuth elképzeléseivel, és nem fordítva. Rapallo, le 6 octobre 1851. Monsieur le Président, La maniére indigne dont la Francé s'est conduite envers vous á Marseilles vous aura rappelé, j'espére, mes paroles sur ce pays; un peuple libre qui souffre de la part de son gouvernement toute espéce d'affronts et de violations, dóit étre tömbé bien bas. Ou bien serait-ce la Providence qui aveugle la réaction jusqu'au bord de son tombeau? Mes pensées vous suivent partout avec un sentiment mélé d'espoir et de crainte. - Si j'étais un esprit, je voudrais étre le bon génié qui veille, sur votre renoméé, sur votre grandeur! Cetté lettre a deux buts. Le premiers c'est de vous prier de représenter á Mazzini la nécessité de mettre á la disposition de notre Comité quelque somme d'argent, ses actions confiées á Mr Medici ne peuvent pas nous tenir bien d'argent, parce que malheureusement on ne peut pas les réaliser. Nous sommes honteux des reproches bien merítés que vous faites aux Italiens qui voudraient la liberté sans sacrifices, et que nous ayons besoin de votre secours. Mais les braves Italiens sont en petit nombre, et ceux-ci sont pauvres. Si l'on devrait juger notre régénération par le nombre des donneurs, on dirait qu'elle est dans l'enfance. Un emprunt Hongrois-italien ou un emprunt Mazzini-Kossuth ouvert en Angleterre et en Amérique et précédé par un programme dont la base serait: indépendance religieuse et politique, forme du gouvernement donnée par le suffrage de tous aprés la guerre, pourrait avoir, je crois, de grands résultat. Le meilleur moment pour cetté nouvelle opération serait á mon avis celui oű (comme il est bien probable) 2 le gouvernement francais de 1852 ne subit aucun changement de principe mais seulement de nom. Tant que les esprits espérent obtenir la liberté du monde par la Francé et de la Francé, ITtalie manquera d'unité et de volonté. Vous voyez déjá quels embarras sont causés á Mazzini des á présent par le soi-disant parti fédéraliste-socialiste-latin, qui n'est pas la derniére des bétises que la mode 3 nous envoie de Paris. Ils ne manquent pas chez nous de jeunes gens qui aiment plutőt singer ces héros de plume et d'encre d'outre Alpes, que de se préparer á verser leur sang

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