Marisia - Maros Megyei Múzeum Évkönyve 37. (2017)

Pieter de Meyere: L'Europe en guerre sur le front de l'Ouest 1914-1918

Marisia XXXVII Seconde Guerre Mondiale. Les tanks passaient sans ralentir les positions allemandes. Le matin du 20 novembre les alliés avaient progressé de 7 kms. Mais l'aprés-midi l'avance fut stoppée autant par des problémes techniques que par Taction des Allemands utilisant mitrailleuses et un lance-obus horizontal. Bientót 180 tanks étaient hors combat. La mobilité des véhicules demeurait d'ailleurs plutőt faible. D'un főssé large le tank ne pouvait plus sortir. Les alliés cherchaient assidüment á optimaliser cette arme de guerre. Ce qui fut fait á la veille de la bataille d'Amiens en aoüt 1918. Les lignes allemandes у furent prises en un rien de temps ce qui permettait aux Alliés une avance rapide vers le front beige. La bataille de Cambrai fut comme tant d'autres batailles en 1917 a résultat indécis: les deux camps у déploraient chacun prés de 50.000 morts et blessés. LES MUTINERIES DE L'AN 1917 L'an 1917 fut également celle des mutineries dans l'armée frangaise "contaminant" presque cinquante divisions. Trente mille soldats désertérent, non pour fuir ou se terrer mais en vue d'aider leurs proches. En effet, une majorité était laboureur ou hőmmé de métier et depuis leur départ sur le front tant de families éprouvaient une certaine disette á défaut d'ordonnances impératives du gouvernement. Le 16 avril 1917 le général Nivelle déclencha une offensive proche de l'Aisne. Nivelle avait promis qu'il forcerait définitivement les lignes allemandes en leur opposant un barrage d'artillerie de 7000 piéces et en les arrosant de 11 millions (!) de grenades. Les lignes ennemies seraient rompues en 48 heures et suivi d'une ruée ininterrompue vers l'Allemagne. Ce ne fut le cas et l'offensive était prolongée jusqu'au 9 mai ayant pour résultat la reprise de toute la vallée de l'Aisne ainsi qu'une partié de la ligne Hindenburg sur Ia colline "Chemin des Dames". Finalement un résultat assez pauvre puisque Nivelle avait promis la victoire á ses soldats et á la Nation. Le général les avait done mentis et trompés. L'offensive Nivelle coütait d'ailleurs 150.000 morts et blessés. Pour les soldats la limite était franchie. La mutinerie commenga le 3 mai parmi les combattants sur l'Aisne. La 21 e division, déjá trés éprouvée á Verdun, refusa de monter en bataille. D'autres unités suivaient et en quelques jours prés de cinquante divisions en étaient affectées. La majorité des mutins demeurait sur place mais refusant tout affrontement avec l'ennemi. L'état-major général en était bouleversé ne pouvant tolérer l'indiscipline croissante. Le pire selon l'état-major était que des dizaines de soldats arboraient des drapeaux rouges et incitaient á une révolution pareille á la révolution qui en Russie avait fait abdiquer le tsar en mars 1917. D'autres mutins préchaient ouvertement une révolution prolétarienne. La riposte de l'état-major de Nivelle fut extrémé: des condamnations á mórt par centaines, condamnations aux travaux forcés par milliers et le déshonneur pour une majorité des déserteurs (voir supra). Face á ces condamnations sommaires, les soldats allérent en gréve ce qui causa la panique parmi les officiers supérieurs. 181

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