Marisia - Maros Megyei Múzeum Évkönyve 37. (2017)
Pieter de Meyere: L'Europe en guerre sur le front de l'Ouest 1914-1918
Is torié La participation de ses troupes en nombre croissant mois aprés mois aux cőtés des allies frangais et britannique accéléra sans aucun doute la fin de la guerre. L'année 1918 fut celle d'un dernier assaut des armées allemandes au printemps aprés le traité de paix avec la Russie bolchevique le 3 mars 1918. L'avance allemande sur le front de l'Ouest fut stoppée dés fin juin mais surtout aprés le 8 aoüt, tournant définitif de la guerre en Europe Occidentale. Dés ce jour les Allemands ne firent que perdre du terrain jusqu'á l'armistice du 11 novembre 1918. VERDUN : 21 février au 15 décembre 1916 LA SOMME : 1er juillet au 18 novembre 1916 Face á l'envahisseur les troupes frangaises tinrent Verdun, ville militairement historique (1870-1871) mais les pertes en hommes furent affreuses de part et d'autre: 163.000 Frangais et 143.000 Allemands morts ou disparus. Dans chaque camp 200.000 blessés. Neuf villages rayés de la carte. Verdun fut un symbole autant que la bataille de la Somme ou l'offensive anglo-frangaise soulagea le front de Verdun: eile attirait vers la Somme une multitude de renforts allemands. Pareil á Verdun, c'est la guerre d'usure sur le front de la Somme. Bilan humain: 66.700 Frangais, 206.300 Britanniques et 170.000 Allemands morts et disparus. Blessés: Frangais 120.000, Britanniques 310.000 et Allemands 270.000. En Grande-Bretagne la population se montrait stupéfaite par le grand nombre de morts, disparus et blessés. La mémoire collective у retint pourtoujours le village de Beaumont-Hamel oú le 1er juillet 1916 le régiment Newfoundland perdit en six minutes 700 hommes (91 % de ses effectifs). L'assaut échoua et seulement début novembre les Britanniques s'en emparérent: rien que des ruines et en lisiére une foret calcinée. LA BATAILLE DE VERDUN • Les deux camps - Frangais et Allemands - étaient convaincus que la guerre sur le front de l'Ouest se déroulerait principalement dans le nord-est de la France. • Verdun étant historiquement célébre par la guerre franco-allemande de 1870, fut la cible choisie des Allemands. • lls s'emparaient rapidement de quelques fortifications importantes, dönt Douaumont, et progressaient vers la ville: 1200 piéces d'artillerie furent massées devant Verdun. • Le chef de l'état-major frangais Joffre comprit trop tárd que Verdun était plus qu’un symbole historique. Si la ville tömbét, les Allemands s'approcheraient de Paris qui était a 250 kilométres. II s'agissait done d'éviter un choc psychologique suivi de panique parmi la population, en premier lieu les Parisiens. • Que décida Joffre? II fit appel au général Henri Philippe Pétain qui s'était distingué en Artois. Celui-ci fit aussitőt réparer la route N35, route assez étroite reliant Verdun á Bar-le-Duc, distant de 80 kms et abritant les dépőts de ravitaillement en de matériels militaires. Cette route s'appela bientőt "La voie sacrée". Pour "stabiliser" Verdun, Pétain prit de nombreuses décisions: 1) une protection maximale de la route N35 qui fut á ce moment la seule á relier Verdun avec l'arriére-front; 2) transport accru vers Verdun tant de munition que de ravitaillement par ladite route dés fin février: parfois plus de 2000 camions у circulaient par jour. La route fut 178