Marisia - Maros Megyei Múzeum Évkönyve 10. (1980)

I. Arheologie

3 LA ROMANISATION EN DACIE 55 tumes et la civilisation romaine, en changeant ainsi leur mentáiké et mérne leur étre ethnique. Dans le cas de la Dacie, nous partons de la prémisse considérée juste que la romanisation, avec ses deux aspects, у a été pleinement possible et est devenue üne réalité qui peut étre démontrée a l’appui des documents.3 Il est connu que la plupart de la Dacie de Décébal, conquise á l’éffort de deux guerres difficiles (101—102 et 105—106) et transformée par Trajan en province romaine (en 106), a été séparée du monde des peuples libres du nord du Danube et encadrée organiquement dans la communauté socio-éco­­nomique, politique, administrative et culturelle de l’Empire romain. De cette date et jusqu’a Aurélien, quand l’appareil d’état romáin a été retire au sud du Danube (274—275), l’hisroire de la Dacie sous occupation romaine n’est que l’histoire d’une province de l’Empire. Tout comme dans les provinces plus anciennes, les Romains у ont introduit leurs relations sociales, les formes propres d’organisation politique, militaire et administrative, leur culture et civilisation, la langue latiné, c’est-ä-dire, tout le Systeme d’organisation et la maniere de vie romaine provinciale. Mais les nouvelies structures socio-éco­­nomiques et politico-organisatoriques, les formes de vie et les produits remains de toutes sortes arrivés en Dacie у sont en trés en contact avec la population dacique, avec ses anciennes formes d’organisation, avec la civili­sation, les moeurs et les traditions locales. Dans les territoires romains du nord du Bas-Danube se rencontraient deux systémes sociaux et économiques diffé­­rents, deux civilisations inégalement développées. Il faut voir dans ses traits généraux, quelle était la situation démogra­­phique en Dacie, quels rapports se sont étabiis entre les Romains conquérants et les Daces vaincus, comment ont évolué ces rapports et á quels résukats ethno-culturels et linguistiques est-on arrivé pendant les 17 décennies d’exis­­tence de la province carpatique. En Dacie, tout de suite apres la conquéte, il a commencé une colonisation massive réalisée par l’état mais aussi par l’initiative privée. Trajan tout d’abord et puis les empereurs suivants ont beaucoup stimulé la colonisation et, encore plus, lui ont imprimé un caractére organise. Les richesses de la Dacie attiraient comme un mirage les foules de colons. L’ampleur et la rapidité de la colonisation ont été une réalité imposée par plusieurs facteurs, parmi lesquels la création d’une forte romanité nord-danubienne a constitué la préocu­­pation fondamentale des autoritás. 3 La romanisation de la Dacie est une réalité indiscutable pour tous les historiens rou­­mains (A. D. Xenopol, D. Onciul, N. Iorga, V. Párvan, C. Daicoviciu, R. Vulpe, Gh. Netán, D. Tudor, M. Macrea, I. I. Russu, P. P. Panaitescu, C. C. Giurescu, $t. Pascu et beaucoup d’autres de la génération plus jeune), qui sont généralement les adeptes de la continuité des populations autochtones et de leur romanisation. Pour le processus de romanisation en Dacie: V. Parvan, Inceputurile viefii romám la gurile Dundrii, IIé édition, (soignée par R. Vulpe), Bucarest, 1974; C. Daicoviciu, La Tran­sylvanie, p. 139—164; idem, Romanizarea Daciei, dans Apulum, VII, 1968, p. 261—272; M. Macrea, Via;a passim; I. Winkler, SCII'A, 25, 4, 1974, p. 497—515; N. Gudea, dans Apulum, XIII, 1975, p. 95—111; D. Tudor, OltRom*, passim; H. Mihäescu, La langue latiné dans les sud-est de 1’Europe, Bucarest—Paris, 1978, p. 157—168.

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