Sáfrán, Györgyi: Lettres de Romain Rolland a Marianne Czeke dans la Bibliotheque de l'Académie des Sciences de Hongrie (A MTAK kiadványai 48. Budapest, 1966)

29 Brunszvik dans laquelle il lui dit d'embrasser Thérése pour lui. 5 3 Et c'est á ces années-lá que remonte probablement la dédicace du portrait de Thérése remis á Beethoven. Marianne Czeke bien que refusant d'admettre cette hypothése n'en constate pas moins qu'on posséde trés peu de données sur Thérése en 1807. Rolland apporté des documents témoignant du bouleversement qui se produisit á cette époque dans l'áme de Thérése. II fait remarquer á Marianne Czeke que dans ses notes de Pise, Thérése affirme que „le grand malheur da sa vie' est venu de ce qu'elle n'avait pas accepté l'invitation de Joséphine et ne l'avait pas rejointe en 1806 ou 1807. 5 4 — Que se passa-t­il dans la vie de Thérése entre 1807 et 1809? — telle est le question qui préoccupait Romáin Rolland. Marianne Czeke et partant Romáin Rolland, ignoraient qu'il y avait dans les environs de Budapest, á proximité de Diósd, une famille d'arti­sans — du nom de Tóth — qui de génération á génération se transmettait — de fagon discréte, mais non moins ferme — la tradition selon laquelle, elle avait pour aieul le fils de Beethoven et de Thérése Brunszvik. 5 5 Aucune ostentation d'ailleurs dans cette tradition connue du village entier, les jeunes s'y intéressant á peine. Les derniers á l'avoir pieusement cultivée, étaient les membres de la famille, nés á la fin du siécle dernier. Parmi les quelques survivants nous avons eu l'occasion en 1964 de fairé la con­naissance de Madame Fortenbacher, née Maria Tóth, ágée de 74 ans. Elle parlait de la chose on ne peut plus naturellement, avec beaucoup de tact cependant, et elle a fini par nous convaincre qu'il s'agissait effectivement la d'une tradition de famille et non de quelqu'histoire romanesque puisée dans des livres. Un chose en tout cas semble étonnante, et c'est le don remarquable dont témoigne toute la famille, pour la musique. Les parents de Marié Tóth avaient 12 enfants, qui tous savaient jouer d'un instrument et avaient constitué ensemble un orchestre de famille. Dans le village on les appelait „kleine Tóth-Banda". L'histoire de leur origine leur avait été racontée par leur pére János Tóth en 1850. Si l'on compte 20 á 21 ans pour une génération, le premier János Tóth avait pu naitre en 1807, le second á peu prés en 1829. Un des membres de la famille, Antal Tóth (1892—1954) avait mérne noté par écrit ce qu'il avait entendu de son pére et tout ce qu'en 1930 il 5 3 „Küsse deine Schwester, Therese, sage ihr, ich fürchte, ich werde gross, ohne dass ein Denkmal von Ihr dazu beitrágt, werden müssen." La Mara: op. cit. p. 24. (fac simile, le 11 mai 1806). 5 4 Romáin Rolland á Marianne Czeke — nr. 8. — le 3 décembre 1927, Dépar­tement des manuscrits de la Bibliothéque de l'Académie des Sciences de Hongrie Ms 842. 5 5 Les deux personnes qui ont attiré mon attention sur la tradition locale sont Mme Elisabeth Ambrus, propagatrice zélée du culte de Thérése Brunsvik, et Mme Hilda Y. Ehrlich qui en avait entendu parler dans son enfance á Diósd. Je remercie ici Mme Antal Katona et M. Károly Becker qui m'ont aidé á retrouver les membres de la "famille.

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