Bisztray Gyula (szerk.): A Magyar Könyvtárosok Egyesületének évkönyve 1935-1937 (Budapest, 1937)
II. EGYESÜLETI KÖZLEMÉNYEK - RESUME des articles du premier Annuaire (1935—1937) de la Société des Bibliothécaires et des Archivistes de la Hongrie
dérables à l'entretien de sa bibliothèque* Les difficultés financières constituent un obstacle sérieux devant l'exécution du projet mais on pourrait les surmonter en imposant un droit d'inscription aux lecteurs et faisant appel à l'aide de l'Etat ou des grandes maisons d'éditions. Pour diminuer les frais et augmenter la capacité des bibliothèques, il serait souhaitable d'établir une coopération entre les diverses collections du même endroit et dresser leur catalogue dans la bibliothèque municipale. Jusqu'ici c'est la ville de Sopron qui a réalisé cette coopération des bibliothèques avec le succès le plus remarquable. En comparaison avec les musées, c'est la dotation des bibliothèques qui doit être toujours la plus large. Les musées peuvent exercer leurs fonctions en des cadres limités, mais les bibliothèques scientifiques exigent un développement constant de leurs cadres. Notre gouvernement affecte 40.000 pengôs aux buts des collections, mais cette somme ne doit pas être considérée comme la seule ressource. Nous devons obliger le public à verser un prix pour la lecture de nos livres, qui doit être consacré au développement de la bibliothèque. D'autre part c'est de nouveau l'insuffisance de nos ressources matérielles qui a obligé notre gouvernement à élaborer un système d'échange de livres avec les bibliothèques étrangères et réaliser une coopération plus étroite avec les bibliothèques de notre pays. C'est en 1923 que notre gouvernement s'est décidé à faire adhésion aux conventions de Bruxelles au sujet de l'échange des publications officielles et scientifiques. Grâce à ce système et avec l'aide du Centre de Bibliographie, nous avons reçu tout-à-fait gratuitement 429 revues et publications étrangères dans l'année passée. Je considère souhaitable de continuer le développement de cet échange ayant en vue nos intérêts nationaux, puisque c'est une excellente occasion de faire connaître notre littérature scientifique par les cercles des savants étrangers. Il faut développer en même temps la coopération des diverses bibliothèques. Cette coopération vise d'une part l'enrichissement et d'autre part le prêt des livres. Nos grandes bibliothèques scientifiques doivent rationaliser leur enrichissement en mettant en accord leurs principes de collection. Ce problème date d'il y a presque un demi-siècle, quand on 78