K. Palágyi Sylvia szerk.: Balácai Közlemények 1997/5. (Veszprém, 1997)
MASSART, CLAIRE: Compositionet évolution des mobiliers funéraires dans les tumulus de Hesbaye (Belgique), de la fin du Ier s. au débout du IIIe s. - A sírmellékletek összetétele és fejlődése Hesbaye (Belgium) I. sz. végétől a III. század elejéig emelt halomsírjaiban
La plupart des tumulus conservés offrent actuellement des hauteurs entre 3 et 8 m. Les plus grands, parmi lesquels figurent quatre tumulus à tambour, ont des hauteurs de 10 à 15 m, pour des diamètres, élargis par l'érosion, de 30 à 50 m. Les grands tumulus qui apparaissent dans les dernières décennies du I er s. de notre ère, n'offrent pas de parallèle avec les rares tombelles La Tène III et augustéennes recensées dans la région Hesbaye- F % 2 ; t Vue tu " lul ^. de G A^ (B / ab f 0 2. abra. Tumulus Glimesbol (Brabant) Condroz, pas plus qu avec ceux qui furent érigés au cours du haut-empire dans les autres régions de Belgique. Ils s'en distinguent par leur taille plus monumentale et surtout par des mobiliers funéraires exceptionnels; tandis qu'ailleurs, les dépôts sont semblables à ceux des tombes plates. Les tumulus sont des tombeaux isolés. Lorsqu'ils sont groupés, c'est toujours en nombre restreint et dans ce cas, ils sont alignés en bordure d'une route. Dans plusieurs cas, la sépulture sous tumulus est élevée sur un site déjà affecté antérieurement à une utilisation funéraire, à l'emplacement de tombes de l'âge du fer ou du début de l'époque romaine. Mais il n'est pas toujours aisé de déterminer s'il existe un lien réel entre les dépôts anciens et le tumulus gallo-romain qui s'implante sur le site ou le recouvre, parfois, apparemment sans discernement. On peut ainsi se demander si une sépulture palissadée à Niel-Sint-Truiden était encore visible lors de la construction du tumulus n°l qui la recouvre partiellement. 2 Dans tous les cas de superposition d'un tumulus à des tombes plus anciennes, il s'est écoulé chaque fois un laps de temps de 70 à plus de 100 ans entre les premiers dépôts et la tombe qui correspond au tumulus. Il manque donc, chaque fois, 2 ou 3 générations. Sur les quelques sites fouillés de façon extensive, la situation actuelle de la recherche fait, par ailleurs, apparaître de petites aires funéraires à caractère privé et avec un nombre assez limité de sépultures, qui se sont groupées autour du tertre à la suite de son édification, comme à Berlingen. 3 La sépulture est généralement définitivement fermée par l'édification du tertre. Contrairement aux régions de Norique et Pannonié, on relève très peu de cas de caveau à entrée ou à dromos en Belgique. Un seul dromos peut être identifié avec certitude dans la cité des Tongres, à Florée-Wagnée en Condroz. 4 Il est, comme la plupart des exemples trévires, dépourvu de tambour. Le caveau est donc aménagé au moment du décès, souvent profondément creusé dans le sol et fermé par un couvercle avant d'être recouvert par le tumulus. On ne s'étonnera pas du nombre très réduit de caveaux dallés ou muraillés dans cette région pauvre en pierre. Par contre, les caveaux et coffres en bois sont très nombreux et constituent d'ailleurs une particularité de ces tumulus hesbignons, car ils sont tout à fait exceptionnels dans les tertres contemporains des autres régions de Belgique. Quelques tombes comparables à celles de Hesbaye se rencontrent dans le nord de la cité des Tongres, à Esch (Pays-Bas). 5 Dans les régions limitrophes, comme en pays trévire, les caveaux en bois étaient caractéristiques pour les tombes aristocratiques gauloises et augusté-