Romer Floris: Compte-rendu (Budapest, 1878)

1 - III. LES FOSSÉS DU DIABLE EN HONGRIE

Les fossés du diable e?i Hongrie. 55 MAURE C ZIN ÁR dit (dans sa Monasteriologia Damiani Fuxhoffer , reconnue par lui, Pestini, 1858, 1, p. 304) que l'abbaye du Saint-Esprit de Bdth-Monostra est le grenier de l'abbaye de Báth. Le nom de la filiale de cette abbaye était Apathi ou Nodjarki (nagyárki = du grand fossé) et ce nom convient parfaitement au Bàth­monostra d'aujourd'hui. Nous croyons savoir que le fossé du diable, ördög-árka , qui va rejoindre (la ville de Baja), passait aussi près du villag'e d'Apáthi et près de Vaskút, ou il y a deux groupes de tumuli et un rempart du coté du groupe méridionale. (Voir plus bas p. 130. 131.) Nous avons trouvé différents grands fossés, n'ayant d'autre nom que celui qu'ils tiraient de leur grandeur, c'est-à-dire celui de géants ; le diable n'est nommé nulle part, ni en hongrois, ni en slave, probablement parce­que ce nom-là n'existait pas encore à cette époque. Les cartes géographiques ne fournissent donc, comme " nous l'avons vu plus haut, aucune donnée sur l'ancienneté du nom de Csörsz-drok qui, la première fois, parait en 1737 sur la carte de SAMUEL MIKOVINY, ce qui n'era­pèche pas que, même en 1750, on parle encore d'un agger romanus qui va de Bude à la Tisza. Si nous consultons les historiens, nous trouvons maintes fois, comme dans l'Anonymus, qu'il y est question des fossata magna , et presque toujours, immédiatement après, de Castrum fortissimum de terra (comme au chap. XXI.) pour défendre les retranchements; mais le nom de Csörsz, nous ne le trouvons pas dans l'antiquité. Celui qui le premier, à ma connaissance, semble parler de Csörsz-árok, c'est M. S ZÉKEL ISTVÁN, dans sa chronique du monde, publiée à Cracovie en 1558; on y voit figurer le nom de Csersz, que l'on suppose venir de Cert, diable, dont il se rapproche, lorsque l'écrivain pro­teste contre la croyance qui attribue l'origine de ce fossé à l'idée de conduire à Bude, par ce moyen, la fiancée

Next

/
Oldalképek
Tartalom