Romer Floris: Compte-rendu (Budapest, 1878)

1 - II. LESTERRAMARES EN HONGRIE.

21 Les terra.77iares en Hongrie. / cette localité (voir I. le plan de Tószeg fig. 2). Etant des­cendus de voiture avant d'arriver -à la csárda (auberge) nous avons vu une terrasse d'environ 8 mètres de hauteur, d'une étendue de plusieurs centaines de mètres, et dont la largeur est aussi respectable. Au pied de cette terrasse, la boue un peu séchée était pleine de débris, d'ossements; partout des couches de coquilles, de charbons, de cendres, comme on en voit autre part, des deux côtés, le long de la Tisza. Il est probable que cet endroit était autrefois un établissement fortifié, de la forme d'un cratère, caché et défendu par de hauts remparts, et où l'on pouvait allumer du feu, même pendant les grands vents qui régnent dans ces pusztas, circonstance que l'on peut observer encore aujourd'hui chez nos paysans qui, lorsqu'ils tra­vaillent dans les plaines, y creusent des fosses pour y allumer en plein air le feu nécessaire pour faire leur cuisine. Telle fut aussi ma première idée pour expliquer ces couches ondulées, formées de cendres, de masses de coquilles, et ces plaques rouges, d'une certaine épaisseur, mêlées de paille, de roseaux et d'herbes, qui rappellent cette espèce de torchis dont nos paysans enduisent le sol de leurs chambres, ou recouvrent les claies formant l'intérieur de leurs murs qu'ils polissent ensuite avec la main. J'étais d'autant plus persuadé de la justesse de mon idée, que j'avais déjà trouvé ailleurs des camps en forme de cratère; par exemple à Vaskút (comitat de Bács) près d'un groupe de grands - tumuli. Je ne veux indiquer ici que les couches d'une section de 40 mètres de longueur, dont la hauteur est de dix mètres. En prenant pour point de départ le niveau qu'a atteint l'inondation (voir la coupe II. de Tószeg fig. 3), j'ai trouvé, à la base, des couches c, c, c, noirâtres, saturées de charbon, variant avec des couches d'argile, h, b, b, de la

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