Romer Floris: Compte-rendu (Budapest, 1878)

1 - II. LESTERRAMARES EN HONGRIE.

II. LES TERRAMARES EN HONGRIE. Jusqu'à l'année 1876 ce n'est qu'après les inonda­tions annuelles qu'on a fait des recherches dans les colonies et les mansions romaines; et les rives d'0-Szöny, de St-Endre, de Vieux-Bude, d'Adony, de Duna-Pen­tele, &c., ont toujours fourni nombre d'objets antiques. C'était alors, pour la capitale, l'époque de la moisson des archéologues ; car les pécheurs, les meuniers et les cher­cheurs de profession apportaient leurs trésors, soit aux antiquaires de Budapest, soit au Musée National. Un heureux hasard, si l'on peut s'exprimer ainsi, a fait coïncider cette année, malheureusement célèbre par ses inondations immenses et terribles, avec l'année du Congrès à Budapest; et les habitants des rives du Danube et de la Tisza, animés par mes articles communiqués dans le Hon y et reproduits par la plupart des feuilles publiques répandues dans les contrées où avaient eu lieu les désastres, y ont trouvé des objets d'un vif intérêt pour nos études et pour notre exposition. De Viràgos-Pereg (comté de Pest, vis-à-vis de Ràcz­kevi), de Tököl, d'Abony-Tószeg, la direction du Musée National a été avertie que les cimetières de ces locali­tés et de plusieurs autres encore ayant été bouleversés par les eaux, on y avait recueilli une quantité d'anti­quités, bien importantes pour les collections préhisto­riques. C'est pourquoi le 9 avril M. le dr Hampel, l'ingé­nieur royal M. G. Zsigmondy et moi nous nous sommes rendus à Viràgos-Pereg, ou le notaire, M. Laurent Későy, voulant nous servir de guide lui-même, nous a fait voir

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