Módy György: Képzőművészeti írások (A Hajdú-Bihar Megyei Múzeumok Közleményei 34. Debrecen, 1978)

Résumé

CONVERSATION AVEC GÉZA BLATTNER—SON EXPOSITION DEN SEM BLE À DEBRECEN— ADIEUX Vers la fin des années 1950, au cours de nos entretiens, László Holló plusieurs fois menti­onna le nom de «Gézuka» Blattner, ami-peintre de sa jeunesse qui se fut établi à Paris. Soudain, en été de 1960 apparut à Debrecen un homme d'une taille fragile, parlant à voix basse. Il fut, avec sa petite barbe, avec ses yeux qui cherchèrent toujours quelque chose, regardant de derrière ses lunettes juvénilement, avec son chapeau basque sur sa tête, comme un élégant maître de danse, resté ici d'un demi-siècle de plus tôt. Ses gestes firent ressouvenir d'un metteur en scène, le mouve­ment de ses doigts très fins, d'un jongleur ou d'un illusioniste très intellectuel. Géza Blattner qui, démentant son âge, conduisit sa petite voiture soi-même de Budapest à Debrecen. Dès qu'il eut entendu que László Holló peignait à Tiszadob, à l'instant même il fut prêt y aller. Nous nous y rendîmes et nous passâmes une heure et demie ensemble que je n'oublierai jamais. Le lendemain, il resta encore à Debrecen et je saisis l'occasion d'écouter raconter de soi-même un des fils-artistes de Debrecen, s'écarté si loin de la ville natale et qui eut une carrière si peu pareille à celle des autres. Géza Blattner naquit à Debrecen le 15 février 1893. Déjà comme écolier, il perpétua ceux qui l'environnèrent, dans des dessins satiriques qui montrèrent un talent ne pas quotidien. Entre 1910-14 il étudia à Munich à l'école de Simon Hollóssy. C'est ici qu'il lia amitié avec László Holló. En même temps il acheva ses études à l'École des Arts Industriels d'État de Munich aussi. C'est en 1920 qu'il exposa la première fois à la Galerie d'Art, puis en 1922 ensemble avec István Csók et Gyula Rudnay. Sa première exposition d'ensemble fut organisée à Budapest à Belvédère, en 1924. Là, il exposa plus de cent de ses ouvrager. Sur sa manière de voir artistique fut caractéristique déjà dans son jeune âge qu'il tâcha de saisir dans les figures représentées par lui, ce qui était indi­viduel et même caricatural. Voilà l'explication de ce pour quoi son attention fut retenue si tôt par les marionettes. En mars de 1919, avec deux amis, peintres, eux aussi, ils constituent «Les Marion­nettes Wayang». Le petit ensemble se mit à côté de l'affaire de la révolution du prolétariat et débuta avec un jeu qui eut des actualités à dire. En 1921, il dirigea soi-même «Les Marionnettes Artisti­ques» et il parcourut Budapest et le pays avec l'aide de deux compagnons-peintres. Le peintre progressif, le joueur de marionettes critiquant la société, ne put pas s'adapter au milieu étroit de la vie spirituelle de contre-révolution. En septembre de 1925 il partit pour la France. Pour assurer son existence, il établit un atelier des arts industriels à Paris. Il en envoya ses tableaux à l'exposition de la Nouvelle Société des Artistes à Budapest. Entre 1927-1931 il exposa régulière­ment au Salon des Artistes Indépendants et au Salon d'Automne. Il travailla ensemble avec son ami Marcell Vértes et d'autres artistes progressifs hongrois vivant en France. Après avoir fait des préparations, durant quatre années, il revint à son ancien amour, aux marionnettes, sous la dénomi­nation «Théâtre de Marionnettes Arc-en-Ciel». Il fit ses débuts le 28 octobre 1929, sur la scène du «Journal» à Paris. C'est son activité qui jeta les fondements du premier congrès international des joueurs de marionnettes à Paris. L'intérêt du jeune peintre Blattner pour le sujet, pour le grouppement des manifestations théâtrales de la vie dans une composition, ne fut pas pour rien. La spécificité générale, aussi bien de ses tableaux que de ses pièces composées par soi-même, que de ses pantomimes, est la représentation de tout ça qui est drôle dans l'homme et dans son caractère. En hiver de 1934 tous les locaux du Musée des Archives Internationales de la Danse, furent mis à la disposition de Géza Blattner pour y organiser l'exposition et l'entrevue internationales. Ici, les différents joueurs de marionnettes n'entrèrent qu'avec des programmes de danse en scène, c'est alors que Blattner présenta la ballade populaire hongroise: «Il était une fois un prince. ..» Ce fut aussi Géza Blattner qui fit une tentative, comme premier, pour organiser des expositi­ons de sculptures et de peintures, liées ensemble par des discussions. Le public fut assis devant un chevalet, facile à faire tourner et ça fut la première fois qu'une peinture ou sculpture fut applau­die ou huée.

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