Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 15. 1974 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1976)
Tanulmányok – Abhandlungen - Tóth E.: La survivance de la population romaine en Pannonie. XV, 1974. p. 107–120.
LA SURVIVANCE DE LA POPULATION ROMAINE EN PANNONIÉ «... olim amplissima civitas, nunc instar oppidi redacta et nimia pauperitate usque adeo opressa, ut vix antiquae nobilitatis vestigie apparerunt ...» écrit en 1525 János Gosztonyi, évèque de Győr et seigneur de Szombathely dans son diplôme adressée à cette ville, confirmant les privilèges accordés^). Cette constatation, venant d'un haut dignitaire ecclésiastique humaniste reflète l'opinion générale couche supérieur lettrée de Szombathely. Cette opinion est encore reflétée dans les vers en hexamètres assez raboteux, présumablement écrits en 1734 par le notaire de la ville, évoquant le passé plus brillant que les temps actuels : l'époque romaine d'autrefois. Selon les paroles de l'évèque la petite ville contemporaine serait la descendance de la grande ville romaine d'autrefois — une constatation valable aussi pour d'autres villes hongroises. Cependant les anciennes villes romaines avaient-elles une influence sur la développement ultérieur des villes hongroises de la Transdanubie? Voilà une question constamment contestée et notre article présent ne fait que continuer cette discussion. Que devint la population de la Pannonié, pendant que — au moins selon nos connaissances actuelles — l'Empire Romain alla irréversiblement vers sa désagrégation? Quel fut le sort de la population après la chute de l'empire ? Peut-on en fait employer le mot de «continuité» — et en cas affirmatif, en quelle mesure ? Quel est le vrai contenu de cette conception si souvent évoquée en Pannonié? Tâchons de trouver la réponse à ces questions se présentant dès le début de nos recherches. * Cet essai constitua un exposé à la Conférence de l'Historié de l'Antiquité et du Moyen Âge, le 6 mai, 1975, à Székesfehérvár. Je profite de cette occasion pour remercier les participants de leurs interventions, ajoutant maintes données utiles au sujet de cette étude. (1) S. SCHOENVISNER, Antiquitatum et históriáé Sabariensis. Pest, 1791. Je dédie cette étude à Ilona Kovrig avec mes hommages et ma reconnaissance. Le but de cette étude est uniquement de prouver la continuité (partielle) de la population romaine en Pannonié, ainsi que de déterminer les traits principaux et caractéristiques. J'analyse donc la continuité ethnique, avec ses caractéristiques. Je ne m'occupe pas du «degré inférieur» de la continuité, celui de la continuité des bâtiments. L'usage ultérieur par une ethnie différente des bâtiments érigés par les Romains ne donne aucune information sur les restes de la population romaine( 2 ). La recherche de la continuité ne peut être isolée. La recherche ne peut avoir pour seul but d'établir jusqu'à quel point et quel moment la romanité peut-elle être démontrée. Nous croyons que sans ce thème de recherche l'histoire de la Pannonié du temps de la migration des peuples serait incomplète. L'analyse du problème est un complément essentiel de l'histoire de l'époque de la migration des peuples de la Transdanubie et du territoire entre la Drave et la Save, il ne peut donc être négligé. Essayons de voir ce que cette conception — à part des détails — signifie à la Pannonié. Sa signification peut être résumée en ce qui suit: la continuité de la population de la Pannonié au IV" e siècle, son sort sur le territoire antérieurement romain, après l'abolition de la suprématie romaine et la chute de l'empire. La langue latine — comme condition — ne joue pas de (2) Sur la continuité des bâtiments et objets cultiques pour le moment : D. DERCSÉNYI, AZ újabb régészeti adatok és a pannóniai kontinuitás kérdése. (Données archéologiques récentes et la question de la continuité en Pannonié.) Sz, LXXXI, 1947, 203; GY. SZÉKELY, Le sort des agglomérations Pannoniennes au début du Moyen Age et les origines de l'urbanisme en Hongrie. Annales Univ. Se. Budapestiensis, sectio historica, III, 1961, 59; E. B. THOMAS, Römische Villen io Pannonién, Budapest, 1964. 107