Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 14. 1973 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1975)

Tanulmányok – Abhandlungen - Szabó Miklós: Sur la question du filigrane dans l’art des celtes orientaux. XIV, 1973. p. 147–165.

jets semblables des Balkans du tournant du 6 e au 5 e siècle, comme en est le témoin la trouvaille de Ateniea( 49 ). Mais le type qu'on peut prendre pour l'antécédent des tubules filigranes (PL VIII ,3) de Szá­razd— Regöly n'est pas représenté en Thrace et en Macédoine avant la fin du 4 e et le début du 3 e siècle(voir les pièces de Mezek : PL VHI,4, de Vladinia etc.) ( so ) Ce sont les perles à masques (PL IX, la, b) qui méri­tent le plus d'attention dans la première trouvaille. Les antécédents les plus proches de la décoration com­posée des spirales et des motifs granulés se trouvent dans la trouvaille de Növi Pazar (PL IX, 2—3), du tournant du 6 e au 5 e siècle av. n. è. On a mis au jour des perles à décor et à construction semblables dans une sépulture de Mezek en Bulgarie (PL X, 1), accom­pagnées par des monnaies d'Alexandre le Grand et qui, de cette façon, ne sont pas antérieures à la fin du 4 e siècle av. n. è( 51 ). Cet ensemble à fourni une pendeloque en forme de vase (PLX,2) qui donne môme des indications plus claires que les perles de Növi Pazar sur les sources de cette toreutique: ses antécédents tout proches, comme les savants yougo­slaves l'ont indiqué, se trouvent en Chalcidique et à Trebenichte à la fin du b e siècle av. n. è( 52 ). Il me semble possible d'y compter une perle cylindrique de provenance inconnue de la collection des antiqui­tés de Berlin — Ouest (PL X, 3), dont les spirales en fi­ligrane et la granulation sont d'une finesse remar­quable^ 3 ). 11 est cependant incontestable que les perles de Szárazd—Regöly sont d'une exécution différente de tous les objets ci-énumérés: elles sont avant tout moins raffinées et d'un caractère plus barbare. Les spirales toutes simples encadrent une protubérence conique dont le sommet est décoré de granulation. Les deux bracelets en argent déjà men­tionnés provenant probablement du mobilier celtique de Yougoslavie(° 4 ) sont caractérisés par le même composition. Les éléments les plus intéressants des perles sont les masques (PL IX, 5). L'idée a déjà été formulée par Reinecke qu'ils peuvent être rap­(49) Le tubule à cannelures horizontales: I. HUNYADY, о. е., Diss. Pann. LI/ 18., PL XXXIX, 7 (à gauche).; Cf. M. DJUKNIC — B. JOVANOVIC, Illyrian princely necropolis at Atencia. Cacak, 1906, Pl. XV, 17. (50) Sur les tubules filigranées: Mezek: В. FILOW, о. е., BIAB, p. 33, fig. 33,6-9: - Vladinia: A. DXMTT­BOVA, o. c, p. 124, fig. 17. — Bitolj-.J. MlKULcic, Starinar, XV- XVI, 1964-65, 235, n° 2 et p. 23S, fig. 33. (51 ) Növi Pazar: D. MANO-ZISI — L. POPOVIC, Növi Pazar. Beograd, 1969, p. 90, cat. 56 (avec littérature), Pl. XV;BRGK, 1966, p. 157, PL. 90, 8 - 10 et p. 203. ­Mezek: В. FiLOW, о. с, BIAB, p. 74, fig. 84,1-2; cf. encore p. 1 13, n os 1-2. (52) Trebenichte: N. VULIC, JÖAI, XXXVII, 1933, p. 171 et suiv., fig. 79,4. — Chalcidique: P. AMANDKY, Collection Hélène Stathatos, Vol. I. Les bijoux antiques. Strasbourg, 1953, p. 46 et suiv., n" s 86 — 94, PI. XVIII. (53) A. GREIFENHAGEN, Schmuckarbeiten in Edelmetall. 1. Fundgruppen. Berlin, 1970, p. 47, Pl. 24,9. — Je remercie beacoup à la Direction de Staatliche Museen, Preussischer Kultur besitz de Berlin du photo ci-rep­roduit , (54) Cf. notes 33 - 34. proches des masques de La Tène tardive, bien qu'ils soient d'un caractère unique( 55 ). Dans la suite, les examens fondamentaux de A. Alföldi ont con­tribué à faire supposer que les masques suivent le type illyrien développé des antécédents etrusco-ita­lieques( 56 ). Prenant cependant en considération les pièces prises le plus souvent pour des analogies, on j)eut constater que les masques de Jezerine présen­tent des coiffures légèrement différentes de la forme de Szárazd — Regöly. La parenté est cependant beaucoup plus évidente avec le type de masques de ceinture en bronze celtique de Ulaka, ou encore mieux avec les têtes des bustes de chaudron de Gun­destrup( 57 ) (PL IX, 4a, b), qui peuvent être finalement d'origine étrusque. Ce qui veut dire en même temps que les masques, étant les éléments les plus récents des perles, ne sont pas antérieurs à La Tène moyenne probablement à une phase tardive de cette période( 58 ). Je ne connais pas d'objets d'orfèvrerie qui puis­sent présenter des analogies toutes proches des per­les à croissants, qui viennent sans aucun doute du même atelier que les précédents. Il est cependant bien intéressant que le motif de croissant fût très répandu dans l'art celtique du bassin des Carpathes au 2 e siècle av. n. è( 59 ). Le motif de la roue des amu­lettes fut un élément courant de l'iconographie reli­gieuse des Celtes, mais les roues de Szárazd— Regöly ne doivent pas être celtiques au point de vue typo­logique( eo ). Quant aux pendeloques anthropomorphes de la garniture en argent disparue, A. Alföldi a dé­montré que cette forme existait dans les Balkans encore au I e siècle av. n. è.( ei ). On peut donc dire que tout parle en faveur de l'unité des trésors de Szárazd — Regöly. Ses antécédents les plus importants se trouvent parmi les oeuvres de la toreutique des territoires thraces et illyriens, qui (55) P. REINECKE, О. С, Mainzer Aufsätze. .. , p. 124. (56) A. ALFÖLDI, О. С, pp. 20 et suiv.; Cf. I. HUNYADY, o. c, Diss. Pann. 11/18., pp. 43 et suiv. (57) Jezerine: Z. MARK":, WMBHL, I/A, 1971, pp. 58 et suiv., PI. IV, 2. (Il date la pièce d'entre; 250- 110 av. n. è.) ; Voir encore : PI. VII, 33. - Rihic: Z. MARK';, o. c, PI. XV, 70. — La ceinture de Ulaka: 1. ILTTNYADY, o. c, PI. XXXIX, 2. — Gundestrup: O. KLINDT-JENSEN, O. C, p. 2(5, fig. 23; p. 27. fig. 24.; cf. encore L. M. STEAD, BrMQu, XXXV, 1970, p. 250 et suiv., fig. 4 (les masque du seau d' Ayles­ford). — Sur l'origine étrusque des masques celtiques voir: A. ALFÖLDI, О. С; F. W. VON HASE, Hambur­ger Beiträge zur Arch. Ill, 1973, pp. 51 et suiv. (58) Consulter la littérature citée sous les notes 55 — 57. — Cf. J. V. S. MEOAW, Art of the European Iron Age. Bath, 1970, p. 130, n° 208. (59) Cf. par exemple des perles qui décorent Гаге; des fibules à palmette thraces: P. JACOBSTHAL, О. С, Greek Pins n os 647 — 8. — Sur le motif du croissant voir: I. HUNYADY, o. c, p. 53; Cf. M. SZABÓ - É. F. PETRES, О. С, p. 42. (60) Voir par exemple les amulettes à forme de roue trouvées sur les territoires celtiques orientaux: J. FILIP, o. c, PI. CXXVII, 30; N. MAJNARIC-PANDZIC, o. c, Pl. XXXVII, 9.-Sur les problèmes de la typologie des roue cf. G. KOSSAOK, dans: The European Comm,., pp. 143 et suiv. (61) A. ALFÖLDI, О. С; I. HUNYADY, О. С, p. 45. 154

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