Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 8.-9. 1967-1968 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1968)

Tanulmányok – Abhandlungen - Kralovánszky Alán: Contribution a la question du sarcophage de Székesfehérvár dit de Saint Étienne. – A székesfehérvári ún. István-szarkofág kérdéséhez. VIII–IX, 1967–68. p. 85–91. t. XXIII–XXV.

'ument fermé et taillé d'un seul morceau. Si le roi Etienne avait, en effet reposé dans un tel sarcophage fermé, on attendrait que Hartvik, ayant vu la tombe de ses propres yeux emploie une terminologie plus conséquente. Il semble donc que d'est à juste droit que Hartvik ait employé les termes tumulus, sepulcrum, tumba et sarcofagus pour désigner la tombe, car tous ces termes désignaient une tombe enfoncée dans la terre, revêtue intérieurement de plaques de pierre et recouverte d'une dalle. Ainsi la des­cription de Hartvik est logique et ses mots peuvent être nettement interprétés. Aussi l'âme profondément religieuse du roi Étien peut­elle être mieux mise en accord avec un monument funé­raire plus modeste qu'avec un tel sarcophage triomphal et théâtral qui jusqu'à présent était considéré comme celui du roi Etienne, à plus forte raison que les tombes royales hongroises étaient, jusqu' au XIV e siècle, des tombes en­foncées dans la terre, revêtues intérieurement de plaques de pierre et recouvertes d'une dalle. Par contre, si le sarcophage de Fehérvár ne peut pas être mis en rapport avec l'ensevelissement en 1038 du roi Etienne, la question se pose de savoir quant et pour qui il a été exécuté. Nous examinerons en premier la date probable de son exécution. Comme nous l'avons dit, historiens ont, d'après l'ana­lyse du style, daté le sarcophage du X e ou de la première moitié du XI e siècle. En accord avec cette datation, nous désirons, en ajoutant de nouveaux points de vus, contri­buer à l'étude du problème par les suppositions de ci­dessous. Aux deux extrémités du côté long de gauche du sarcophage est disposé sur chacun un arbre de vie. Selon Mme E. Nagy, qui se fond sur la remarque de S. К о ó s, la représentation de l'arbre de vie disposé dans la niche de gauche "rappelle les contours d'une figure d'homme aux longs cheveux ondulés qui a été retaillée". 21 Il convient d'analyser en détails cette représentation qui, dans notre problème, joue une rôle fort important. Déjà au premier coup d'oeil nous sommes frappés de voir que la forme et les proportions des deux arbres de vie ne sont pas les mêmes. Bien que tous deux soint hauts de 54 cm, l'arbre de vie de gauche semble plus large, plus trapu et plus bas par rapport à celui de droite qui est plus élancé et plus étroit. C'est ce que dénoncent aussi les dimensions. La partie supérieure de gauche est large de 12 cm, et celle de droite de 8,2 cm. Les feuilles débordantes taillées dans le tiers supérieur sont sur l'arbre de gauche, larges de 20, 5 cm, et sur celui de droite de 16,3 cm. Les trous forés — signifiant la tige intégrale — sont chez les feuilles stylisées naissant du tronc, haut dans tous les dux cas de 19,5 cm, sur l'arbre de gauche au nombre de deux sur chaque feuille, tandis que sur l'arbre de droite ils sont au nombre de quatre. Le tronc naissant de la base est, sur l'arbre de gauche, large de 11 cm, est sur celui de droite, de 14,8 cm. Sur le tronc de l'arbre de gauche il n'y a pas de trous forés, et sur celui de droite il y a trois trous. Finalement, le sommet de l'arbte de vie de gauche est garni de feuilles, alors que le sommet de l'arbre de droite est nu. (PI. XXIII-XXIV.) Dans la suite de nos examens, nous sommes frappés 2 E. 4 AGY: op. cit. de voir que la distribution verticale des arbres de vie est le même, et cette distribution correspond à la structure du corps humain. On y retrouve les parties correspondant à la tête, à la poitrine, au cou, au tronc et aux pieds. A notre avis ceci n'est pas fortuit, car on est ici en pré­sence d'une identité véritable. A savoir, derrière la rep­résentation des arbres de vie on discerne encore une autre représentation, celle d'une figure humaine. Cependant, cette représentation est abstraite et végétale, c'est à dire symbolique. Vu que ce que nous venons de constater est valable pour l'une et l'autre représentations, nous soupçonnons et supposons que les arbres de vie soient en même temps les représentations de figures humaines. Nous l'avons déjà signalé que les deux représentations ne sont pas tout à fait identiques. Ce fait, a-i-il une signi­fication, et si oui, quelle est-ce ? A nôtres avis, cette diffé­rence a une signification spéciale, car bien qu'il s'agisse dans tous deux cas de représentations de figures humai­nes, celles-ci sont de sexe différent: celle de gauche est une femme, et celle de droite un homme. D'après cela il devient clair pourquoi les deux figures sculptées ne sont pas identiques. Nous observerons que ce sont les propriétés physiques caractéristiques des deux sexes qui y sont accentuées tant dans les tête que dans la poitrine et le tronc. L'arbre de vie et derrière lui la figure d'homme étant symboliques, c'est également un élément symbolique qui est susceptible de nous fournir d'autres renseignements relatifs à notre hypothèse. Com­me nous l'avons dit, chez l'homme-arbre de vie de droite, au point de rencontre du tronc et des jambes on voit trois trous forés. Les particularités techniques sont, du reste, les mêmes, ainsi nous devons les considérer comme contemporains. Vu que les trous ne sont présents que sur la représentation du côté droit, leur présence semblerait illogique si on ne savait pas qu'ils sont, dès la préhistoire, les marques symboliques de l'homme. Il est naturel que cette marque apparaît là où aussi d'autres propriétés attes­tent qu'on est en présence d'une figure masculine, et là où leur fonction les impose. Si le lapicide avait eu l'in­tention de marquer par les trous seulement les extrémités des feuilles, signifiant les jampes, ceux-ci devraient figurer aussi dans la représentation du côté gauche. Nous re­marquerons que les diamètres des trous sont plus grands et ils sont plus profonds que les autres trous creusés dans le sarcophage, ce qui justifie que les trous ont eu une signification accentuée. 22 Nous citerons quelques exemples pour étayer qu'il s'agit en effet de la marque symbolique de l'homme. 23 La première est une idole d'argile provenant de l'âge éolithique. Son site est Gombos—Bogojevo. 24 L'autre idole date de l'âge du Bronze et provient de Máriacsalád 22 Dimètres du tronc de l'arbre de vie féminin : 1,3 — 1,3 — 1,3 cm ; dimètres du tronc de l'arbre de vie masculin : 1, 1 — 1, 1 — 1, 1 — 1, 1 — 1, 2 — 1, 1 — 1, cm ; diamètre s à la hauteur des jambes de l'arbre de vie masculin : 1,2 — 1,7— — 1,4 cm ; profondeur à la hauteur du tronc de l'arbre de vie féminin : 1,2 — 1, 3 — 1,3 — 13 cm ; profondeur à la hauteur du tronc de l'arbre de vie masculin : 0,8-0,9-0,8-1,0-0,9-1,0-1,2-0,8 cm; profondeur à lahauteur des jambes de l'arbre de vie masculin: 1, 3 — 2, 1 — 1, 7 cm. Nous signalerons ici que sur l'arbre de vie de gauche, sur la partie inférieure du tronc, là où passe la ligne de cassure, on voit une lacune ressemblant à un trou. Ceci est dû, nous l'avons constaté, à la cassure et n'est pas la trace du foret. On observe nettement la surface de cassure. 23 Sur la question cf. N. FETTICH: Acta Arch. Hung. 9 (1958) pp. 115­125. 2* Arch. Ért. 18 (1898) p. 21, fig. 9/a. 88

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