Fitz Jenő (szerk.): The Celts in Central Europe - István Király Múzeum közelményei. A. sorozat 20. A Pannon konferenciák aktái 2. (Székesfehérvár, 1975)

J. Németi: Contributions concernant le facies laténien du Nord-Quest de la Roumanic a la lumiére des découvertes celtiques de Pişcolt (Dépt. de Stau Mare)

présent attestent une évolution typologique et chro­nologique; de même, la stratigraphie verticale de la nécropole s’avère unitaire. Bien qu’il ne s’agisse pas encore d’une fouille exhaustive, la distribution des tombes déjà dégagées suggère certaines conclu­sions. Les première tombes ont été creusées dans la partie centrale de la dune, qui héberge d’ailleurs la plupart des tombes, tandis que les tombes plus récen­tes en ont occupé de périphérie vers la limite Sud- Est de la colline. Pour la datation de chaque tombe en soi, c’est à la richesse de son mobilier qu’on doit recourir dans la majorité des cas. Donc, les premières tombes de la nécropole sont datables, au stade actuel des recherches, de la fin de La Tène ancienne (B,) (pl. 1,1 — 15) et les dernières de la fin de La Tène C (pl. 11,3—7). Si les tombes plus anciennes ont été placées dans la zone la plus haute de la dune, on constate un essaimage vers les versants de celle-ci, surtout dans la phase B2, illustrée par un grand nombre des tombes. L’épanouissement de la nécro­pole s’arrête dans la zone Sud-Est de la colline, dont les sépultures ne peuvent être datées que de La Tène moyenne. Vu le nombre important de ses tombes et la richesse de leur mobilier funéraire la nécropole de Pişcolt est l’un des plus grands cimetières de La Tène découvert dans le NO de la Transylvanie. Sa découverte pose une série de problèmes importants. D’abord, les complexes funéraires clos, qui appartiennent à La Tène ancienne. Leur présence assez nombreuse nous garanti qu’il ne s’agit pas d’un simple effet de quelques raids des Celtes dans cette région(34 35 36 37), et que certaines découvertes apparemment fortuites, comme celles de Archiud et de Peeica, doivent être connexées à cet horizon ancien, qui représente proprement dit l’implantation celtique, au moins dans cette zone de la Transylvanie. L’horizon suivant de la nécro­pole — B2 — nous assure aussi que cette implanta­tion s’est faite pour de bon et que cette installation date sûrement de la seconde moitié du IVe siècle. D’ailleurs les résultats obtenus jusqu’à présent à Eintînele, confirment cette présence précoce des Cel­tes dans le territoire occidental de la Roumanie actuelle(38 39). Une tombe récemment découverte à Diosig(3U), datée par un mobilier caractéristique de La Tène Bj, peut-être mise aussi en correlation avec le premier horizon de la nécropole de Pişcolt. D’autre (34) Şt. Danila, Noi descoperiri arheologice privind, problema cehilor din zona Bistriţei. File de istorie, culegeri de studii, articole şi comunicări. Bistriţa, I, 1971, 70. (35) A. Uzsoki, Die Siedlungsgeschichte der Iai Teile B —C Periode des Komitat Gyôr-Sopron. MFMË, 1969, II, 69 — 82; K. VÉOH, Kelta leletek a miskolci múze­umban. HOME, VIII, 1969, 69- 114. (36) Bl. Benadik — E. Vloek - C. Ambros, Keltische Gräberfelder des Südwestsiowa kei. AS, I, 1957. (37) M. Ritsit - O. Banihila, o. c., 40-41; M. Ritsit, o. c., 290. (38) Objets appartenant au Musée de Bistriţa-Năsăud. (39) Aimables informations de M. I. Ordentlich, Musée d’Orades. part, les cimetières de Tărian, et de Sanislău com­mencent avec la deuxième phase de Pişcolt — B, h si - continuent sûrement au cours de La Tène moyenne (pl. J11,1— II). Ondóit considérer contem­porain à l’étape finale de la deuxième phase de Pişcolt, le cimetière de Ciunteşti, qui poursuit aussi son évolution pendant la période La Tène C. Presque toutes les nécropoles du NO de la Roumanie possè­dent les mêmes éléments de caractère La Tène B, et C, étapes qui s’avèrent beaucoup plus longues qu’on l’a présumé jusqu’à présent. En effet, dans cette région la phase B2 représente la véritable La Tène ancienne, tout en contenant des produits de carac­tère B], mélangés avec ceux de type B,. D’autre part, on y rencontre aussi le long de La Tène B, des pièces qui appartiennent typologiquement déjà à La Tèno C (pl. VI,1—7; VII.1 — 5.xoir O. H. Frey). Néanmo­ins, la présence des Celtes dans le NO du pays, doit être fixée, comme nous l’avons déjà relevé au cours de La Tène Bj. VI. Zirra concevait pour le territoire de la Crişana, entre les rivières du Mureş et la Crasna, trois groupes laténiennes: Pecica/Arad, Oradea/Diosig, Carei/Nir (la plaine du Nir) (40). Ces groupes ont été établis par­tant des différences d’ordre chronologique, consta­tées dans le rite funéraire, ainsi que dans la compo­sition ethnique des nécropoles. Les données connues jusqu’à présent de la nécropole de Pişcolt effacent dans une bonne mesure ces distinctions, toute en suggérant l’existence d’une seule unité de Celtes dans cette zone de la plaine. Ainsi, il est bien pro­bable que les conquérants laténiens se soient emparés tout d’abord des vallées bien arrosées et des autres zones fertiles, propices à l’élevage du bétail et à l’agriculture. Ils ont ignoré les régions collinaires et montagneuses du Maramureş, Sălaj et Bihor, où il ne saurait être question que d’une éventuelle in­fluence culturelle exercée sur la population autoch­tone. L’examen de la carte de répartition des décou­vertes celtiques nous montre aussi leur absence de la plaine de Someş — absence qui ne peut s’expliquer uniquement par la connaissance archéologique insuf­fisante de cette contrée. En effet, l'explication de la chose réside dans le caractère spécifique de cette zone géographique qui, dans sa majeure partie, était couverte de marrécages surtout vers l’Ouest entre le Someş et la Crasna(41), comme elle l’était encore vers la fin du siècle dernier. Ainsi il est à présumer que la pénétration celtique dans la Transylvanie centrale s’est effectuée surtout par la vallée du Mures, car celle du Someş, avec ses marais aux eaux stag­nantes, risquait d’embourber les guerriers et la masse des Celtes qui auraient voulu pénétrer vers le coeur du pays. Le mobilier funéraire de caractère La Tène Bj—B, île Pişcolt présente beaucoup des analogies avec les (40) Vl. Zirra, o. c., Dacia, X. S. XV, 1971, 179 — 182. 189 - 198. (41) Z. Borsy, Szabolcs-Szatmár megye természeti föld­rajza. Szaboles-Szatmári Szemle, VI, 1971, 3. IS!)

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