Fitz Jenő (szerk.): The Celts in Central Europe - István Király Múzeum közelményei. A. sorozat 20. A Pannon konferenciák aktái 2. (Székesfehérvár, 1975)

J. Neustupný: A propos du modéle des oppidums celtiques

travail important et prolongé et des réparations courantes. Par contre les stations fortifiées étaient construites pendant des périodes calmes où la situa­tion économique se fixait et où les relations sociales se stabilisaient, où une couche de la population do­minait les autres en consolidant son pouvoir militaire et politique. Pendant ces périodes il y avait assez de temps pour l’organisation de la construction des stations fortifiées. Dans cette conception les stations fortifiées documentent les contradictions au sein de la société préhistorique; elles étaient l’appui du pou­voir de la couche qui après des luttes précédentes l’a emporté sur les autres en ce qui concerne l’économie et la vie sociale. On peut interpréter aussi de la sorte l’existence des oppidums de l’époque récente de La Tène au 1er siècle avant notre ère. On ne connaît pas de stations fortifiées datant de l’époque moyenne de La Tène, parcequ’il y avait des conflits, des décharges de la tension interne au sein de la société celtique: cette époque se présente dans les trouvailles archéologi­ques comme étant très agitée. Les oppidums font leur apparition à l’époque récente de La Tène, au 1er siècle avant notre ère, quand la couche dominante a saisi le pouvoir économique et politique. La couche supérieure a fait construire les oppidums comme centres de l’activité économique et comme centres de son pouvoir politique et militaire. La société cel­tique se trouvait à cette époque au sommet du sys­tème patriarcal et au seuil de la division des classes et de la formation des états. C’est pour ces raisons chronologiques et socio-éco­nomiques que nous ne pouvons accepter l’existence d’une ligne directe menant, sur le territoire tchéco­slovaque et adjacent, des stations fortifiées préhisto­riques hallstattiennes aux oppidums de l’époque récente de La Tène. Les oppidums de l’époque récente de La Tène sont connus sur la territoire tchécoslovaque du 1er siècle avant notre ère. Les stations fortifiées précédentes, de l’époque dite de Hallstatt ou de La Tène ancienne, appartiennent aux 5e et 4e siècles avant notre ère. Entre les deux s’étend l’époque moyenne de La Tène et de ses siècles (c’est-à-dire) du 3e et 2e siècles et on ne connaît pas du tout des stations fortifiées. On ne peut l’affirmer, il est vrai, que dans l’état actuel de la recherche archéologique, mais on peut douter que même la constation exceptionnelle de quelques sta­tions fortifiées appartenant à ces siècles pourrait changer la situation générale et son interprétation. C’est ce qu on peut dire aujourd’hui du problème de la datation. Nous essayons maintenant d’aborder cette ques­tion du point de vue socio-économique parce’que la fortification des stations résulte des conditions éco­­nomiaues et sociales. Durant la préhistoire du territoire tchécoslovaque et des régions adjacentes, les stations fortifiées n’exis­tent pas dans toutes les périodes. Il y en a où les sta­tions ouvertes et fortifiées se trouvaient les unes à côté des autres, mais on connaît aussi des périodes où les stations ouvertes représentent la forme exclusive du peuplement. Par conséquent on ne peut tracer, sur le territoire tchécoslovaque, une ligne ininterrom­pue de l’évolution des stations fortifiées. Elles dis­paraissent et réapparaissent. Partant de l’hypothèse publiée, il y a beaucoup d’années par E. Simek, nous avons essayé de présen­ter l’interprétation socio-économique de la situation mentionnée. Les périodes avec des stations ouvertes représentent des temps d’inquiétude sociale où rien, économiquement parlant, ne pouvait justifier la construction des stations fortifiées et où en autre, il n’était pas possible de les édifier pour des raisons sociales, la société se trouvant dans un état mouvant et confus d’agitation sociale et luttes armées. Les oppi­dums sur ce territoire représentent un phénomène tout-à-fait nouveau : soit importé d’autres territoires soit inventé sur place suivant les conditions socio­économiques et influencé par des modèles méridio­naux (p. ex. le mur de Xoppidum de Trisov). Mais ces problèmes appartiennent à la recherche archéologi­que qui y est obligée d’appliquer une sévère critique du point de vue chronologique et architectonique. Prague J. Neustupny BIBLIOGRAPHIE E. and J. Neustupny, Czechoslovakia before the Slavs. Ancient Peoples and Places, XXII, London— New York, 1961; Id., La Cecoslovacchia prima degli Slavi. Uomo e mito, XXXIV. Milano, 1963. W . 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