Fitz Jenő (szerk.): Die aktuellen Fragen der Bandkeramik - István Király Múzeum közelményei. A. sorozat 18. A Pannon konferenciák aktái 1. (Székesfehérvár, 1972)

A. László: Újkőkori arcos edények Romániából. Az emberi arc ábrázolásának kérdéséről a Dunamedence neolithikus edényein

verts à Szentes ont une hauteur d’environ 0,70 m, quelques-uns dépassant même 1 m, et sont considérés comme des vases à provisions (Speicher-gefässe), étant utilisés pour la conservation des céréales<126). Il est à remarquer, que tous ces vases font part du groupe des représentations de la face humaine, asso­ciées avec le motif en forme de M. Même si les repré­sentations similaires conservées par fragments'126 127 128 129 * ne nous donnent pas la possibilité de tirer des con­clusions précises, en nous basant sur les exemplaires complets nous pouvon sdéduire avec certitude l’exis­tence dans la phase Vinca B et dans la céramique linéaire évoluée (le groupe Szakálhát et Zseliz) des vases à provisions avec un décor spécifique sur le col: la face humaine représentée au-dessus du motif en forme de M<128). Il reste à verifier si ce type de représentation<129) est propre seulement aux vases à provisions, ou si l’on le rencontre aussi sur la céra­mique, avec une fonction différente. D’autres vases ou fragments nous indiquent la forme typique, conservée jusqu’à présent, des reci­pients pour des substances fluides. Les vases, respec­tivement les fragments de Stuttgart— Cannstatt'130*, Barleben'131 132 133 134 *’, Zauschwitz'132), Derenburg'133’, Husi (fig. 1/1; 5/3) ou Vädastra (fig. 1/12—13) nous in­­diquet des vases au col haut, relativement étroit et avec le corps plus ou moins bombé („bouteilles”, „amphores”), la représentation étant placée sur le col, immédiatement sous le bord. Les dimensions de ces vases sont beaucoup réduites. Le vase entier de Barieben a seulement 0,27 m de hauteur, le vase fragmentaire de Stuttgart — Cannstatt étant approxi­mativement de la même dimension. En même temps, les fragments mentionnés indiquent des vases de (126) J. CSALOG, o. c., AAntArch 10, 1966, p. 51. (127) I. PAVLÛ, o. c., fig. 219 (4). (128) Ces vases de provisions pouvaient avoir une utilisa­tion multiple, ainsi, ils pouvaient servir aussi comme dépôt de l’eau dans les maisons. Si nous acceptons l’opinion de J. C s a 1 o g (o. c., AAntArch 10, 1966, p. 51.), selon laquelle les vases en discussion étaient utilisés pour la conservation des céréales, on peut considérer que la Grande Déesse apparait dans ces représentations dans l’hypotèse de la Mère de céréales” (Kornmutter). Cf. O. HÖCKMANN, o. c., JRGZ 12, 1965, p. 23 et la note 125, avec renvoi aux interprétations de K. Oberhuber et G. Behm — Blancke. (129) Le thème de la face humaine n’est pas le seule qui figure sur les vases de provisions néolithiques. Ainsi, sur un grand vase de Truçeçti (la phase Cucuteni A2) apparaissent des figures humaines couplées, en position accroupie (M. PETRESCU — DÎMBOVITA, Die wichtigsten Ergebnisse der archäo­logischen Ausgrabungen in der neolitischen Sied­lung von Truçeçti. PZ 41, 1963, p. 181 — 182, fig. 10(a —b), et sur le fragment de Sînpetru-German („horisont Vinèa-Turdaç et Tisza I”) une représen­tation féminine accroupie avec le visage agrandi (A. NITU, o. c., Danubius 4, 1970, sous presse). (130) Cf. la note 100. (131) Ibid. (132) Ibid. (133) Ibid. (134) Cf. J. BANNER, o. c., Germania 37, 1959, p. 23.; S. MARINESCU BÎLCU, Deux va ses zoomorphes de la civilisation de Gumelnita. SCIV 12, 1961, p. 356.; J, MAKKAY, o. c., NyJAMÉ 3, 1963, p. 18. dimensions similaires. Donc, ces vases, à la diffé­rence des vases à provisions dont on a parlé ci-dessus, ont une capacité beaucoup plus réduite. Si l’on tient compte de leur caractère, il n’est pas exclu que ces vases fussent destinés aux sacrifices des substances fluides (libation), contenant les liquides utilisés à l’occasion des cérémonies'134*. Si ces offrandes (gr. cmovôr/, lat. libatio) ont été largment diffusées dans le monde greco-romain'135), nous nous pouvons rendre compte de leur grande importance dans la vie de la société primitive, les sacrifices accompa­gnant probablement tous les événements impor­tants'136*. En acceptant que ces vases sont des vases de liba­tion, il reste présent le problème de ce qui a cons­titué l’objet des sacrifices déposés dans ces recipients. À cet égard on ne peut dire rien de précis. Parmi les liquides, les antiques sacrifiaient le vin, l’eau, le miel, le lait et l’huile'137*. Outre l’eau, les hommes du néolithique de notre région, conaissaient avec certi­tude le lait et le miel. Nous pouvons envisager donc le sacrifice de ces produits, de même que de l’eau, peut-être pour l’assurance de la pluie nécéssaire à la fertilité de la terre'138*. Pour le moment il est tout à fait douteux si l’homme primitif du néolithique de l’Europe tempérée a connu la vigne, donc si nous pouvons parler aussi de l’offrande du vin'139*. (135) Cf. par exemple, L’Iliade III, 295, VII, 480, IX, 177 et suiv., XVI, 225 et suiv., XXVI, 283 et suiv., XXIV, 306 et suiv. (136) Pour les cultures agraires la plus grande importance avait le rituel de l’offrande de la première récolte (gr. àxQobiviu., lat. primitiae). Cette idée, conser­vant certains anciens écho, est très clairement exprimée dans le Vieux Testament: „Neretarde pas de me porter les primeures de ton terrain et de ta presse; que tu me donne le premier né de tes fils! Que tu fasse de même avec ton boeuf, ton mouton et ton âne: qu’ils restent sept jours chez leur mère et le huitième jour que tu me les donne offre” (L’Exode XXII, 29-30.; Cf. ibid. XIII, 2, 12-13, XXIII, 19, XXIV, 19.). L’offrande de la première récolte a comme but, de conserver la vie des trou­peaux, ainsi que la fertilité des glèbes : on sacrifiait une partie des troupeaux et de la récolte, pour con­server le reste. Après avoir donné à la divinité ce que lui revient, ce qu’il en restait pouvait être utilisé sans peur, comme nourriture. La première récolte contient l’esprit de l’espèce et celui-ci doit être libéré pour renaître l’année prochaine (Ch. HAINCHELIN, o. c., p. 104.). (137) Cf. l’article Sacrificium dans Daremberg-Saglio, Dic­tionnaire des antiquités Grecques et Romaines IV. Paris 1908, p. 963-964 (Grèce) et 973 (Rome). (138) En tenant compte de l’importance de la pluie vivifiante pour l’existence de la communauté agraire primitive, on peut supposéer uqu’ne impor­tante divinité avait le devoir d’assurer les pluies nécessaires à la fertilité de la terre. Cf. O. HÖCK­MANN, o. c., JRGZ 12, 1965, p. 23-24 et la note 126, avec référence à la divinité au vase courant (Gott mit der fliessenden Vase) de la glyptique orientale hative, et avec renvoi à l’ouvrage de E. D. van BUREN, The Flowing Vase and the God with Streams, 1933. (139) Vu les opinions négatives deJ.G. D. Clare sur ce problème (L’Europe préhistorique. Paris 1955, p.180.) RJ. Braidwood et B. Il owe considèrent que la vigne sauvage a été largement répendue

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