Végvári Lajos: Szalay Lajos (Miskolc, 1990)
En 1941 un petit album fut publié contenant 60 dessins, introduit par un essai remarquable de l'écrivain Kassák, personnalité la plus importante de l'avantgarde hongroise. Cette publication plaça l'art du dessin, jusqu' alors peu apprécié, dans la première ligne des beaux-arts de Hongrie. Des générations d'artistes furet élevées sur les gravures de cette publication. Bientôt Szalay décors les poèmes de Szabó Lőrinc dont la préface fut écrite parle poète lui-même. En 1945 le magazine „Új Idők" publia la crème de son oeuvre dans un album représentatif. Au débout de 1946 Szalay accompagna comme illustrateur la délégation hongroise au Taité de Paix à Paris. C'était sa troisième visite à cette ville. Par intercession de Rouault il obtenait une bourse de l'UNESCO, et en 1948 il fut invité en Argentine pour un poste de professeur. Il y publia plusieurs volumes, dont les plus significants furent les illustrations de Villon et Beaudelaire. Son activité pédagogique lui mérita le titre du „Pere de la graphique Argentine". Dans la deuxième partie des années cinquente une campagne politique de la gauche l'attaqua, surtout son album portant le titre „S. O. S. Hongrie", ayant comme sujet la Révolution de 1956. Se position dans ce pays oû il se sentait pourtant à l'aise et dont il apprit facilement la langue fut insupportable. Il quitta l'Argentine et s'établit à New York. C'est ici qu'il créa son oeuvre principale „La Genèse" (Genezis), un des plus vastes et plus précieux chef-d'oeuvres ciclique de l'art gravé au texte Biblique. Hélas, son oeuvre n'atteigna pas aux États-Unis le succès mérité. C'est explicable d'une part de la maladresse de son éditeur; mais la cause est surtout l'incapabilitée de Szalay de s'adapter au monde artistique de l'Amérique du Nord, il y reste toujours trop européen et catholique. Quelques critiques d'outre-mer découvrirent pourtant les valeurs de Szalay en le nomant Je plus grand maître de l'art graphique" ; en citant les phrases appréciantes de Picasso. Le style de Szalay ne se fit pas populaire, dans le Monde Nouveau; malgré l'esprit moderne et individuel de son oeuvre - il parut étranger. Le fondement de son art ayant comme point de départ sa phylosophie profonde se basant sur la nature, mais surtout la contradiction des idées artistiques Américaines qui se préoccupent minutieusement des problèmes de la forme et du style. Le vrai succès de la „Genese" fut son édition en Hongrie. Il ne se trouve apeine un artiste don les périodiques artistiques et les journaux aurait publié d'avantage. Avant la publication de l'album de ses dessins Szalay rentra à plusieurs occasions dans sa patrie; prit part aux concours. A l'exposition sur Dózsa son oeuvre fut un des plus reconnus. En 1972 ses chef-d'oeuvres choisies furent exposées à la Galerie Nationale Hongroise de Budapest, puis dans sa ville, Miskolc. À partir de cette année il passa ses étés en qualité d'hôte à Miskolctapolca. Malgré que son domicile resta New York, puis pour l'année Paris; il accomplit surtout les demandes des éditeurs hongrois. Ses dessins illustrant un poème hongrois du XIV. siècle „La pleinte de la Vierge Marie" sont empoignants. Son camerade de classe et ami le professeur archéologue Gy. László écrit: „Le propos original de L. Szalay en rapport du „Cantigue Antique des pleintes de la Vierge Marie", se reflète dans ses tracées; il créa les lignes torturées. Il illustra de main légère l'antologie du poète Babits „Erato". Une des stations importantes de son oeuvre fut l'ensemble des illustrations des nou-