A Herman Ottó Múzeum Évkönyve 46. (2007)

ELŐADÁSOK A VALLONOK TÖRTENETÉHEZ - József Török: Les Débuts de l'Eglise Latine en Hongrie

LES DÉBUTS DE L'EGLISE LATINE EN HONGRIE JÓZSEF TÖRÖK Autour de l'an Mil nous en sommes à la troisième phase de l'histoire du christianisme en Hongrie. La première s'étend du III e au V e siècles. La Transdanubie actuelle faisait partie de l'Empire romain. 1 La deuxième va jusqu'au IX e siècle, elle est marquée par les invasions. Celles-ci ont détruit la chrétienté ; alors florissante, de la Pannonié et de la Valérie romaine. Mais au cours de l'expansion de l'Empire carolingien, un archipresbyter venu de Ratisbonne résida à Mosabourg-Zalavár. 2 A la fin de cette période, la juridiction (plutôt théorique que réelle) sur la Transdanubie fut partagée entre Salzbourg et Passau. 3 Ces faits surtout la juridiction, semblent se présenter comme les présages d'un futur inévitable, mais nous verrons que, dans l'histoire, les présages ne se réalisent pas toujours. La troisième période s'étend du X e siècle à la fin du XI e siècle. C'est l'époque de l'évangélisation définitive. Etienne, puis vers la fin du XI e siècle Ladislas 4 en furent les principaux instigateurs. La christianisation du peuple hongrois est d'une part le résultat d'un enchaînement d'événements et d'autre part l'oeuvre personelle du premier roi chrétien, saint Etienne, 5 qui fut aidé et soutenu par le pape de l'an mil, Sylvestre II. 6 Le premier roi hongrois, Etienne, arriva au pouvoir en 997 qu'il conservera jusqu'en 1038, l'année de sa mort. C'est lui qui allait faire de la Hongrie un pays chrétien et il poursuivit l'évangélisation de son peuple. Ce travail se faisait avec l'aide de tout l'Occident. Etienne avait agi dans un double but. Premièrement, garder et affirmer son pouvoir contre les tendances paiennes dépassées 7 et contre les pouvoirs des deux „superpuissances" de ce temps: l'empire byzantin et l'empire ottonien. 8 Deuxièmement, transformer une société archaique en sédentarisant la population - ce qui entraîna de profondes transformations sur le plan économique - et par un changement des mentalités du fait de la christianisation du peuple hongrois. 9 Mais 1 Voir András Mócsy, Pannónia and Upper Moesia, London, 1974; Tibor Nagy, A pannóniai keresz­ténység története (L'histoire de la chrétienté de Pannonié), Budapest, 1939; Lajos Nagy, Pannónia Sacra, dans Szent István Emlékkönyv, 1, Budapest, 1938, p. 29-148. 2 Voir Péter Váczy, Magyarország kereszténysége a honfoglalás korában (La chrétienté de la Hongrie au moment de l'occupation du bassin carpatique), dans ibid., p. 215-265. 3 Voir Wolfgang Lehr, Piligrim Bischof von Passau und die Lorcher Fälschungen, Berlin, 1909; Hans Wagner, Urkundenfälschungen im Burgenland, Eisenstadt, 1953. 4 Voir László Mezey, Athleta patriae, Budapest, 1980. 5 Biographies: Bálint Hóman, König Stephan I. Der Heilige, Breslau, 1941 ; Thomas von Bogyay, Stephanus Rex, Versuch einer Bzographie, Verlag Herold, Wien-München, 1975; György Győrffy, István király és müve (Etienne le roi et son oeuvre), Budapest, 1977. 6 Pierre Riche, Gerbert d'Aurillac, le pape de l'an mil, Paris, 1987. 7 Győrffy, ibid., p. 110-121. 8 Voir Percy Ernst Schramm, Kaiser, Basileus und Papst in Zeit der Ottonen, dans Historische Zeitschrift, 129, 1924, p. 424-475; József Deér, A magyar királyság megalakulása (La fondation du royaume de Hongrie), dans A Magyar Történettudományi Intézet Évkönyve, Budapest, 1942, p. 1-88. 9 Voir György Győrffy, Zu den Anfängen der ungarischen Kirchenorganisation auf Grund neuer quel­lenkritischer Ergebnisse, dans Archívum históriáé pontificiae, 7, 1969, p. 79-113; Structures ecclésiastiques de 530

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