A Herman Ottó Múzeum Évkönyve 46. (2007)
ELŐADÁSOK A VALLONOK TÖRTENETÉHEZ - György Székely: Les autonomies des citadins et pionniers wallons dans le bassin des Carpates
En 1262 nous rencontrons dans le finage d' un bien immobilier aux environs d' Esztergom le nom de Gekminus de Morchy Etnendey (?) et celui du cornes Gerardus. Leurs noms nous permettent de les tenir pour Wallons. С est bien le cas du propriétaire de vignobles, Theryn Latinus, (mentionné lors de la descriptions des bornages effectuée en 1275 en connexion avec les villages situés dans le com itat d' Esztergom. Le juré appelé Mauritius se présente dans les années 1265 et 1269. Mentionné comme filius Mauricii cornes, juge (villicus) en 1324, juré au cours des années 1299, 1304, 1314, 1328, 1330 et 1331, Jehan (Gehan, Geyan, Gyan, Gan, Gyhan, Gihaninus) qui apparaît entre 1299 et 1331 fut, selon toute probabilité, son fils. Le nom du père renvoie, lui aussi, à une nationalité wallonne. La longue carrière parcourue pendant 33 ans en qualité de magistrat de la ville par Gahan, fils de Mauritius s'inscrivit à Г actif de la ville, étant donné qu'en 1324 celui-ci fit arrêter en public le dispensator du chapitre et le tint en prison dans sa propre maison sans lui avoir donné satisfaction. En 1265 surgit le nom du juré Rubinus Parvus. Le juré connu sous le nom de Nicolaus filius Rubini Parvi ou cornes Nicolaus filius Rubini et ayant joué entre 1299-1314 est, autant qu'on suppose, son fils. Le nom du père renvoie à une nationalité wallonne. Cependant Marguerite, veuve de Barthélémy qui avait vendu la propriété foncière de Csolnok s' associerait aux Wallons. Le père de Barthélémy s' appela, en effet, Sullyz. Les noms de certaines propriétés leur appartanant, ansi que le site des maisons qu 'ils possédèrent à Esztergom témoignent de ce que les individus cités dans la suite auraient pris leur origine de la même famille : En 1258 entre en scène Johannes (filius Petri collicaponis, Г ancêtre s'étant occupé donc d'une certaine branche de commerce), alors qu'en 1272 nous rencontrons Gyan (filius Serperes) ayant décédé sans laisser d'héritier : Tout laisse à croire que les noms présentent alternativement les formes latines et wallonnes désignant le nom du même père tout aussi que celui du même fils. On pourrait énumérer des familles d' origine wallonne, dont les membres étaient jurés, après juges d' Esztergom aux XlII-XIVe siècles. Les membres de ce patriciat avaient des noms wallons, employaient le titre comtes, possédaient des „Curia" et „Camera" dans la ville et des vignobles aux environs. Ainsi comme nous venons de voir les familles dirigeantes du quartier latin y possédant des maisons de pierre (palacium) se recrutèrent à partir du XHIe jusqu'au milieu du XlVe siècles parmi des Wallons. Ceux-ci ne perdirent point leur pouvoir; les fils des anciens magistrats et jurés accédèrent aux postes vacants de la magistrature, les jurés, eux changèrent alternativement entre eux les fonctions de juge. Par contre leurs concitoyens wallons recrutés parmi les artisans n'a vaient guère obtenu de places dans la direction. (Ce n'était que le juré Abraham, filius Kolini, paru en 1307, qui fut éventuellement fils d'artisan.) Colinus et les deux Abertinus, bouchers à Esztergom (macellarius boum), en 1294 tout aussi bien que Gyhan, boulanger dans la même localité en 1314 peuvent, eux aussi, être considérés Wallons. Certaines particularités diplomatiques attestent, elles aussi, Г importance du rôle joué par les populations française et wallonne. Une charte provenant du XIII siècle et délivrée par la magistrature d' Esztergom emploie le mot payement à la place dçpecunia. Sur les témoignages des chartes susindiquées les éléments « latins » vivant en Hongrie au cours du XlVe siècle se recrutent même dans la suite parmi les citoyens ou 523