Janus Pannonius Múzeum Évkönyve 16 (1971) (Pécs, 1972)
Művészettörténet - Hárs, Éva: L’art de Béla Simon
L'ART DE BÉLA SIMON 309 7. Sous les arbres 1964, brou de noix et encre de Chine, 27x55 cm. tableau de genre „Chicorée sauvage". Ici il avait pour but la réalistion de la décorativité de remplir le lieu, et l'obtention d'un effet monumental. Dès la moitié des années 60, c'était cette tendance de la décorativité monumentale qui devint caractéristique également pour les oeuvres graphiques que les huiles de Béla Simon. Il réalisa une série de fusains de grand format et de compositions de dessins exécutées à l'aide de l'emploi mêlé de l'encre de Chine et du brou dont le dessin lignes élargies en taches assuma l'exigence du textile de remplir tout lieu. La composition des tableaux „Sous les arbres", „Cour de Szentmárton" ou „Cour de coopérative", huile de 1968, fournit l'exemple le plus caractéristique, parmi les tableaux y présentés (t. 6, 7, 27), pour soutenir cet avis. En même temps, tout en observant ces oeuvres, on trouve que l'artiste, au delà de ses tendances décoratives, tenait à rendre l'événement vu aussi. Derrière le feuille désordonné, pendu comme un réseau sur le premier plan des deux levis, les maisons, les figures, apparaissant parmi les arbres, et l'échelle adossée à un tronc d'arbre, sont tout à fait réelles. Par conséquent, la composition plane des masses n'est pas une exigence conséquente dans la décorativité de Béla Simon. Les règles de l'aspect de perspective, du point de vue central, et de la composition plane sont employés par lui avec une liberté, suivant son exigence de s'exprimer, créant ainsi dans ses compositions une tension dynamique et constante, intensifiée encore à l'aide de ses couleurs. Son tableau, exécuté en 1970 „Étagère à plats" (t. 29) rappelle le souvenir des assiettes ornées de fleurs, posées l'une sur l'autre sur une étagère pendue au mur de la cuisine de village; il a son origine dans la même tendance décorative que les compositions mentionnées cidessus. Pourtant, sur „l'Étagère à plats" la tradition populaire se montre plus fortement. Comme si Béla Simon éprouvait une nostalgie non seulement du village quitté, de la terre de Transylvanie de son enfance, mais encore celle des ustensiles populaires en voie de disparition, des ustensiles préparés à un niveau d'art et richement ornés. Et, si l'urbanisation accélérée ne permet plus de les sauver ou de les garder, l'artiste a la prétention de les éterniser et transplanter leur souvenir. Les valeurs du tableau