Levéltári Közlemények, 47. (1976)

Levéltári Közlemények, 47. (1976) 2. - FORRÁSKÖZLÉS - Chastain, James: Iratok Franciaország magyarországi politikájának történetéhez 1848-ban / 269–294. o.

290 James Chastain Or, un agent habile peut facilement conduire l'Autriche dans cette voie sans qu'elle s'en offusque, ou sans qu'elle s'en doute; car c'est aujourd'hui son intérêt et sa seule chance de repos, de paix intérieure et de salut. Elle a dans les mains une arme terrible à opposer à la Russie, c'est le catholi­cisme Slave, ennemi juré du Slavisme grec; elle a, en outre, les magyares, les roumains et la Porte, qui, la secondant dans cette oeuvre, lui en faciliteraient l'exécution. Quant à nous, il faut lui tendre franchement la main avec l'oubli d'un passé, fondé sur les réformes du moi de mars. Archives départementales de la Sarthe, Fond Cavaignac, 1 Mi 2 R 24. 2. Bées, 1849. szeptember 25. körül. Jean Alexis vicomte de Gabriacnak, a bécsi francia nagykövetség másodtitkárának beszámolója Magyarország helyzetéről Note succinte (sic) sur la situation actuelle de la hongrie La révolution, qui a éclaté à Vienne le 13 mars 1848, n'a fait qu'avancer l'heure de celle que le cabinet autrichien avait préparée en hongrie par son long système de germanisation à tout prix. Le 15 mars, les hongrois débarqués au milieu de la nuit au Prater, traversèrent les faubourgs et la ville de Vienne, se rendirent au Palais Impérial, et ne le quittèrent qu'après avoir obtenu un ministère séparé et responsable, une représentation nationale élue par le suffrage universel, et par conséquent affranchissement des paysans, enfin de plus grandes prérogatives pour leur Palatin, qui devient un alter ego du Roi de hongrie. Dans l'ivresse de ces concessions, ils ne calculaient pas que la majorité du pays étant Slave, ils s'étaient jettes dans les bras de la Camarilla, qui continuait à gouverner sous main, et dans ceux de la Russie, qui depuis plus de 40 ans fait de la propagande panslaviste en Autriche. Il faut en effet savoir, que sur 11 ou 12 millions d'habitans qui couvrent le sol hongrois, il n'y a que 4 millions environ de Magyares, 5 ou 6 millions de Slaves, et le reste divisé en Valaques (cet élément Valaque ou Roumain est très remarquable et rempli d'avenir. Il ne doit pas tarder à prendre une place importante et une grande influence dans l'Est de l'Europe où il s'élève déjà à près de 8 à 10 millions d'hommes réunis sur des territoires contigus ayant des frontières naturelles &c), allemands, cigaines, &c. Cette réforme amena la dissolution de la Diète qui siégeait à Presbourg et la convocation d'une Diète à Pesth qui devient la capitale de la hongrie. Cette nouvelle représentation nationale ouvrit en juillet dernier. Elle resta divisée en 2 chambres comme par le passé, celle des Magnats où ne pouvait siéger que l'aristocratie hérédétaire, et celle des Etats, où ne pouvaient entrer que les élus du peuple. Les premières travaux de cette Diète eurent pour obfet le plus important l'abolition immédiate de la corvée et de la Dîme, ainsi que de toutes les charges féodales quelconques. D'un trait de plume se trouva ruinée l'aristocratie. Ce qu'il y avait de plus remarquable en cela, c'est qu'elle s'était mise à la tête du mouvement. Cependant le Ministère, obsédé par tous les petits propriétaires, menacé même d'être mis à mort, épouvanté par la guerre civile, qui sait l'organiser en hongrie avec une facilité inouïe par suite des franchises municipales poussées à un degré excessif le Ministère prouvait une indemnité aux frais de l'Etat. Cette promesse ne parut point suffisante. Le mécontentament alla croissant. Il reçut un nouvel élan de l'irritation causée aux populations slaves de la Croatie par l'obligation que la Diète de Pesth leur imposa de parler le Magyare (ou hongrois) de faire partie intégrante du Royaume de Hongrie, de renoncer au bénéfice de leur existence munici­pale établie dans les comitats, ou comtés, enfin de soumettre leur Ban (Banus ou Généralissime militaire et civil) au gouvernement central de Pesth. Le cabinet de Vienne, qui dans ces circonstancest perdait toute action en hongrie, qui voyait se constituer en dehors de lui et se séparer absolument de la monarchie la plus belle de ses provinces, la plus riche, la plus utile dans l'avenir le cabine, de Vienne ne manqua pas d'exploiter l'animosité des Croates et des Slaves en général contre les Ma­gyares. Il confirma le choix illégal du Ban Jellachich, nommé par quelques villes de Croatie, Ban de cet­te province et le poussa à la guerre contre les hongrois. Le Cte Louis Batthyány, Président du Conseil des Ministres à Pesth, vint à Vienne en toute hâte, il se rendit chez l'Empereur et lui dit que le Ban portait en son nom la guerre au coeur de la hongrie ; il demanda des explications catégoriques à ce sujet. La cour se défendit de toute participation à cette guerre civile et elle promit au Ministre une lettre de S. Majesté pour Jellachich, dans laquelle l'ordre lui serait donné de cesser sans délai les hostilités et de se soumettre à l'autorité du Palatin. Le soir, Batthyány reçoit cette lettre, mais cachetée.

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