Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)

Éditions partielles (extraits): Potthast, Regesta Pontificum, No. 6903; Neugeboren p, 18. Pour Vauthenticité de la charte cf. les notes du document 1. 3. 1223 André II, roí de Hongrie, permet á son clerc, Maitre Gocelin 1 de fairé donation de Mons Sancti Michaelis 2 — que Gocelin avaít re^u du roi — au monastére de Kerch, 3 Item etiam confirmamus in presenti privilegio terram, quam prius eidem monasterio con­tuleramus, exemptam de Blaccis, 4 pro remedio anime nostre per 1 Cette personne sur laquelle nous n'avons pas d'autre donnée, semble avoír été un des chapelaíns de la cour royale. Son nom (dans le texte du document: Gocelinus) est probablement d'origine fran<?aise (cf, le nom de famille Gosselin, répandu surtout au Nord-Ouest de la Francé), II serait ímprobable d'y voír un dimínutíf de gosse „enfant" (cf, gosseline „jeune fille", A. Dauzat: Dictionnaire étymologique de la langue franpaise, Paris, 1938, p. 368, gosselin „enfant au maillot", Kr, Nyrop, Gramm. hist. de la langue fr, III, § 262), puisque ce radical argotique n'est attesté qu'á partir du XIX e síécle. On peut, en revanche, rapprocher ce nom de Gauscelinus, attesté en Anjou vers 1047 (Giry, Manuel de diplomatique, Paris, 1925, I, p. 366). Pour les détails cf. L. Gáldi, Magyar Nyelv XXXVI, p. 178—80. 2 Mons Sancti Michaelis, en allemand Michelsberg, en hongrois Kis­disznód, en roumain Cisnádioara (le nom roumain est emprunté de Disznód, Gyisznód qui remonte á son tour au mot hongrois disznó, gyisznó ,,cochon"), village saxon au Sud de Nagyszeben, dans le com. de Szeben. 3 L'abbaye cistercienne de Kerc fut fondée vers 1200 au coin Nord­Ouest du com. de Fogaras par Émeric, roi de Hongrie (1196—1204), pour les moines franpaís qui étaient venus de Pontigny au monastére d'Egres (1179). Cet ordre indiscipliné et rongé de discordes internes fut dissolu en 1479 par le roi Mathias qui en donna les domaines a la paroisse de Szeben, On voit encore les ruines de l'ancíen monastére cistercien prés de Kerc, village du com. Fogaras (pour d'autres détails cf, Ludwig Reissenberger, Die Kerzer Abtei, Hermannstadt, 1894, V. Machovich, Egyet, Phil, Közlöny LIX, p. 280 ss,). 4 Le territoire en question, situé dans la partié Ouest du com. Foga­ras, est le rectangle renfermé par l'Olt, les ruisseaux Kerc et Árpás, et les montagnes. II est á remarquer que les noms géographíques sont d'origine hongroise [Árpás, cf, No. 1,, Égerpatak, de éger ,,aune" et patak ,,ruisseau", Nagybükk, de nagy ,,grand" et bükk ,,hétre, hétraíe"; cf, aussi L. Tamás, Arch. Eur. Centro-Or. I, p. 333) ce qui prouve que les Hongrois avaient procédé les Roumains dans l'occupation de cette région, Tout porté á erőire que les Roumains n'étaient pas encore fixés au sol, car autrement le roi ne les eüt pu expulser de ce territoire. Selon A. Bunea (o, c. note 38) le terme ^exempta" signifierait que le roi ait détaché la zone en question de la jurídíction des Roumains pour l'offrir au monastére de Kerc, d'oü il résul­ierait que les Roumains avaient déjá une certaine autonomie politique, II est

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