Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)
existentem, que ipsius esset hereditaria et fuisset, sed per Dan et Ztonislav kenezios esset occupata potentialiter et iniuste. Plus bas ces kénézes sont mentionnés comme quidam Olachi. Selon le rapport Nicolaus villicus avait hérité ce domaine a Thoma avo suo. méme, était (selon un document de 1377, conservé aux archives de la famille Révay, cf. Csánki, o. c. V, p. 76), fils de Lekembrat. Méme si l'on considére Thomas comme le grand-pére et non pas l'ancétre de Nicolas, il faut supposer que Lekembrat vécűt pendant la premiere moitié du XIII e siécle. Les descendants de Thomas possédaient Britonia (cf. la note suivante) jusqu'en 1385. Le juge Nicolas et ses descendants disposaient librement de leurs domaines; ils étaient, par conséquent, des propriétaires nobles et non pas des kénézes royaux. Les noms qu'on rencontre dans cette famille (Thomas, Etienne, Nicolas, Ladislas, Laurent, Lucas, André, Jean), semblent prouver que leurs porteurs ne fussent pas d'origine roumaine. Cette conclusion ne fait que confirmer le témoignage des anciens toponymes hongrois de la vallée de Hátszeg qui prouvent nettement que certaines colonies hongroises sont antérieures á l'immigration des Roumains (cf. note 3). 2 Britonia se trouvait au com. de Hunyad, prés de Brázova (en roumain BreazovaJ. Aujourd'hui il n'est plus connu sous ce nom. 3 Haczak, Hátszeg (en roumain Hafeg): cháteau et ville du com. de Hunyad. Au moyen áge c'était le centre d'un domaine royal et du district roumain y appartenant qui se trouvait au Sud de la ville. Celle-ci avait une population mixte, avec une prédominance nette de l'élément hongrois. En 1332 on y trouve une église catholique, et les juges (en 1315 Nicolas fils d'Etienne et en 1462 Jean Pető) étaient certainement des Hongrois. Selon les sources la ville possédait vers 1428 un monastére franciscaín (Csánki, o. c. V. p. 58). Le domaine et le district roumain se trouvent dans la vallée supérieure du Sztrigy et dans la région de ses affluents. Leur territoire correspondait aux districts actuels de Hátszeg et de Puj du com. de Hunyad. Parmi 90 villages qu'on y trouve actuellement, environ 23 remontent aux XIII e—XIV e siécles, et 11 de ceux-ci ont un nom hongrois: Szállás—Sá/a? (signifiant „abri, logis" en hongrois), Öraljaboldogfalva—Orlea (composé de ör ,,gardien, sentinelle", alja ,,bas, partié inférieure", boldog ,,heureux", anciennement: ,,riche", falva „son village"), Malomvize—Raul Morii (litt. „eau du moulin"), Nyires—Lunca Cernei („boulaie"), Rekettye—Ráchitova („génét"), Szilvás— Silva? („prunelaie"), Gonoszfalu—Rea („mauvais village", le roumain ráu, fém. rea signifie également „mauvais"), Fenyalatt (litt. „sous les pins"; disparu), Havaspatak (litt. „ruisseau alpestre"; disparu), Pala („ardoise"; disparu), Zöldpatak („ruisseau vert"; disparu). II y a en outre un composé slavo-hongrois, á savoir Bobócsmező (le second terme y est le hongrois mező „champs"; le village n'existe plus), ainsi que quelques dénominations slaves: Brázova—Breazova (cf. slave bérzíi „rapidé"), Klopotiva—Clopotiva (cf. slave clopotu „cloche"), Osztró—Ostrov (du slave ostrovű „ile"), Sztrigy— Streiu (du russe stril' „tire!", cf. J. Melich, A honfoglaláskori Magyarország, Budapest, 1925—9, p. 162 ss.). Plus d'un nom est d'origine incertaine: Britonia (disparu), Demsus—Densu$ et méme Hátszeg—Hafeg (dans les anciens documents on lit généralement Haczak, cf. Csánki, V, p. 57). On ne rencontre