Dr. Bókai Árpád tanítványainak dolgozatai
M. Jean Antal: Recherches expérimentales sur le traitement de l'intoxication aigüe par le phosphore
316 M. Jean Antal: queuses, les solutions étendues ä O.l°/0 a 0.5°/0 jusqu’ a 1 °/0 sont in- offensives, comme le prouvent les injections clans le vagin, la vessie, le néz et les oreilles, les gargarismes etc. Ces solutions étendues n’aurout done pas d’action caustique sur la muqueuse stomacale, ce qu’ont coníirmé mes nombreuses expériences sur des chiens. En lavant l’estomac vide de ces bétes avec 500 cc et 1000cc de solution a O.5O0/o et 1 °/0, de permanganate, on n’a observe aucun Symptome de malaise; bien plus, ces solutions laissées a demeure, n’ont pas été rendues et la santé est restée parfaite. Cela s’explique, car au contact de la matiére organique, le permanganate est reduit, il n’est done pas absorbé et reste par suite, sans effet. L’acide chlorhydrique libre de l’estomac peut donner naissance a du chlorure de manganese dont Faction équivaut ä celle des sels de fer et ne peut étre nuisible qu’a haute dose comme le prouvent les expériences toxicologiques de Lasch ke witsch, Ha mack etc. (lactate et citrate de manganese). La littérature médicale nous apprend qu’il y a 20 a 30 ans déja qu’on a administré du permanganate a la dose de 0.15 a 0.25 centigr., de 3 a 6 fois pas jour, et cela sans danger ni efiet utile, dans les troubles menstruels, le diabéte, la hévre scarlatine, la diphtérie et la pyémie. Mes expériences d’iutoxication par le phosphore ont été faites en premier lieu avec des lapins; ces animaux ne se prétent pas a ce genre de recherches, car leur estomac renferme des aliments mérne aprés un jour de jeűne, et ces matiéres reduisent le permanganate avant qu’il ait pu agir sur le phosphore. On peut a la rigueur les sauver par l’injection de fortes quantités de permanganate, quoique l’exiguité de leur cavité stomacale s’oppose k Fintroduction d’une grande quantité de liquide. J’ai du employer 20 fois plus de permanganate en solution ii 0.10°/0—0.50°/0 et l°,o, qui il n’ en faut pour oxyder le poids de phosphore employé. J’ai administré de 2 a 10 centigrammes de phosphore dissous dans de Fhuile de sésáme; 15 minutes aprés, le permanganate par doses fractionnées. L’action de celui-ci était manifeste, mérne quand les lapins succombaient. Les lapins traités au permanganate ont vécu plus longtemps que ceux abandonnés a eux-mémes et la dégénérescence graisseuse n’ était pás aussi marquée chez les premiers que chez les seconds. Mes expériences sur les chiens sont plus concluantes; leur estomac est plus comparable k célúi de l’liomme, moius encombré d’ali- ments que célúi des lapins. Pour mieux imiter les cas ordinaires d’em- poisonnement, j’ ai fait tremper dans un litre de Iáit bouillé 1000 tétes d’allumettes chimiques phosphorées ordinaires (non amorphes), durant 24 heures.