Papers and Documents relating to the Foreign Relations of Hungary, Volume 2, 1921 (Budapest, 1946)
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1921 173 hongroises mourraient plutôt que vous aider; les troupes roumaines ainsi que les troupes tchéco-slovaques réunies, comme elles le seraient au cas d'une attaque bolchéviste, n'auraient aucune confiance dans les troupes hongroises et le danger persisterait que les deux armées (tchéco-slovaque et roumaine) qui devaient opérer ensemble contre les Moscovites, se lieraient aux troupes rouges pour combattre leurs soi-disant alliées, les troupes hongroises." „Vous me laissez entendre que vous avez une force militaire extraordinaire. Je sais très bien ce qu'elle vaut votre armée. Les soldats sont bons, mais vous n'avez pas assez de vêtements, ni d'armes, ni de munitions. Il se peut que vous en recevez de l'Italie, nous le savons aussi, mais nous pourrions empêcher les transports, car l'Italie est maintenant notre alliée. Ne parlons pas de luttes, parlons de la paix. Continuez". „M. Gratz me dit: Apropos de l'entretien que j'ai eu l'honneur d'avoir avec M. le Chancelier de Samal, il croit que le meilleur et peut-être le seul moyen de supprimer les menées irrédentistes serait de créer entre les deux pays un modus vivendi qui contenterait l'opinion publique, et qu'un bon traité de commerce ferait diminuer également dans les deux pays les velléités bolchévistes. Quant au modus procedendi, M. Gratz serait d'avis que le mieux serait si les hommes d'Etat des deux pays se rencontraient. 1 Quant à sa personne, il serait enchanté de faire votre connaissance, Monsieur le Ministre ; il en souhaite l'occasion depuis longtemps d'autant plus que, pour citer ses propres paroles : Er hält Herrn Benes für eine der genialsten und proeminentesten Persönlichkeiten des diplomatischen Korps, sowie den Herrn Tusar, den er auch leider persönlich zu kennen nicht die Ehre hat, der aber auf seinem früheren Tätigkeitsgebiet in Wien so tiefe Spuren eines bedeutenden persönlichen Einflusses zurückgelassen hat, und dessen geniale Leitung während seiner Ministerpräsidentschaft er nicht genug würdigen kann. M. Gratz viendrait avec plaisir à Prague, mais il craint que la place ne soit un peu trop exposée pour des pourparlers d'une nature aussi délicate ; voilà pourquoi il croit qu'une station balnéaire, Karlsbad ou Semmering, serait plus propice". M. Benes: „Moi aussi, j'irais avec plaisir en Hongrie, mais comme l'opinion publique en Tchéco-Slovaquie est très irritée 1 Cf. infra, Doc. No. 65. 2 Cf . supra, Doc. No. 52.